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Résumé de la campagne
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Laurent P


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Inscrit le: 15 Fév 2016
Messages: 205
Localisation: Tourlaville
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MessagePosté le: Mer 6 Sep - 21:08 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

(ceci est du flood)

Pierrick, tu te calmes tout de suite avant de me remercier. Je n'ai pas dit que tu étais un bon MJ, j'ai dit que tu distribuais les XP... c'est pas pareil
Pour le dompteur de loup, alors là forcément, même ZAVATA nous l'envie. La prochaine fois, tente de dompter le poney de Taffy, tu auras plus de chances ! Ah oui, en parlant du poney... IT IS THE HERO OF THE CAMPAIGN. En gros, le seul crédible qui ne s'est pas encore ridiculisé. Mort de Rire

Pour ce qui est de l'incinérateur à Gobelin, no comment. Je n'ai pas envie que les méchants me prennent pour cible principale... Benedikt fait très bien l'affaire Mr. Green

ENGAGEZ VOUS, RENGAGEZ VOUS QU'IL DISAIT
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MessagePosté le: Mer 6 Sep - 21:08 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Pablo M


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Inscrit le: 11 Sep 2016
Messages: 169
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Féminin Bélier (21mar-19avr) 鷄 Coq

MessagePosté le: Jeu 7 Sep - 08:59 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

N’empêche je continue à dire qu'un loup de compagnie ça aurait été très pratique !
Bon à part en ville... Quoique j'aurais pu le faire passer pour un gros chien non ?

Dompter le poney, je t'avoue que j'ai peur quand même... Je te rappelle qu'il à survécu seul dans une grange remplie de gobelin ! Oo
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Basile L


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Inscrit le: 13 Juin 2016
Messages: 185
Localisation: Teurthéville-hague
Masculin Poissons (20fev-20mar)

MessagePosté le: Jeu 14 Sep - 12:15 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Allez un pavé de plus. Ce passage concerne un long aparté avec le maître du jeu. Un passage quasiment centré sur le plus valeureux du groupe! La suite un peu plus tard.

Jour 19 : Une rancune de plus.

Au retour à la péniche, Renate nous annonce qu'elle a réussi à vendre les ballots de laine à bon prix. Cette bonne nouvelle nous remonte un peu le moral après cette journée harassante. Mes compagnons commencent à nettoyer leurs vêtements souillés par nos précédents combats pendant que je prépare le souper.
La veillée a été courte et nous nous sommes rapidement assoupis après qu'Alberick nous ait annoncé qu'il était attendu à son école de magie le lendemain matin pour, peut-être, accéder à la formation qui lui permettra de progresser dans les arts de la magie. Son absence pourrait durer plusieurs jours, ou semaines...
Notre nuit est agitée de cauchemars. Le bourdonnement des mouches nous poursuit toute la nuit et les odeurs sont très présentes, si ce n'est dans nos narines, au moins dans nos esprits. C'est fébriles et fiévreux que nous sommes réveillés par la voix affolée de Renate
"Des gardes et des hommes en arme, beaucoup de gardes, ils viennent par ici, je pense que c'est pour vous"
Elle doit répéter à plusieurs reprise avant que nous n’émergions de notre sommeil troublé, mais il est trop tard, de nombreux bruits de botte et des frottements métalliques se font entendre sur le pont de la péniche.

Les visiteurs, qui n'ont visiblement rien fait pour être discrets, ne nous laissent guère le temps de nous interroger sur la nature de leurs intentions. Une voix forte et autoritaire vous interpelle :

"Benedict Von Reinardt, Reshef Levol, et Taffy Piedfrisé par Sigmar et au nom de l'Empereur, je vous ordonne de sortir sans arme. Nous avons ordre de vous conduire devant la sainte cour de justice sans délai. Nul mal ne vous sera fait si vous obtempérez". Aucune forme de crainte n'est perceptible dans sa voix.

N’ayant rien à nous reprocher, nous sortons et sommes rapidement encerclés par les gardes. Nous sommes conduits sous escorte à travers la ville. Toutes nos questions restent sans réponse. Nous sommes ensuite séparés, et je suis conduit dans une petite cellule froide. Le peu de lumière qui filtre de la petite fenêtre me permet de distinguer le cadavre à demi dévoré d'un rat. Toujours aucune réponse à mes questions. Au bout d'un long moment qui m’a paru interminable, j’entends le geôlier qui fait claquer les verrous de la porte. Avec un sourire à glacer le sang, il me dit :
"C'est à ton tour maintenant mon petit"
Des gardes m'accompagnent à l'intérieur d'un ancien bâtiment en pierre. Un vieil homme, visiblement un moine de Sigmar s'approche de moi, une pile de parchemin à la main et me dévisage de haut en bas :
"Taffy Piedfrisél, c'est bien ça ?" Sans me laisser le temps de répondre il enchaîne. "Moi, à votre place, j’éviterai de faire le malin la dedans" il désigne d'un coup de menton une lourde porte de bois. "Répondez aux questions honnêtement, sans rien cacher, et ça pourrait bien se passer... ou pas ".
La porte s'ouvre et on me mène à l'intérieur. Derrière une longue table jugée sur une estrade sont assis huit hommes et deux femmes. L'homme qui siège au centre est le plus âgé de tous. Il porte une petite barbe blanche et me transperce du regard aussitôt que j’entre dans la pièce. Le symbole avec une queue de comète qu'il arbore sur son vêtement ne laisse planer aucun doute sur son appartenance au culte de Sigmar A sa droite siège, un homme de forte stature, la moitié du visage porte les stigmates des flammes. Il me fixe de son regard d'acier, semblant étudier chacun de mes gestes. A la gauche du prêtre, un homme lui aussi revêtu de maille qui pourrait paraître intimidant s'il n'y avait pas les deux autres qui le sont d’avantage. Les deux femmes sont assises côte à côte. Elles portent toutes deux une robe blanche très simple. L'une d'elle paraît très âgée, ses yeux inexpressifs sont d'un blanc d'ivoire, la plus jeune a ses côté pourrait être jolie si sa peau n'était pas grêlée par les cicatrices laissées par la maladie. Comme le confirme le symbole représentant une colombe, il s'agit de deux prêtresses de Shallya.
De part et d'autres sont assis des hommes de faible stature portant qui des robes de bure, qui des robes d'avoué. Devant eux, en contrebas de l'estrade se trouve une solide chaise scellée au sol, des sangles en cuir disposées de part et d'autre permettent d'y attacher les pieds, les poignets, le cou et la tête. A proximité, une table sur laquelle sont soigneusement rangés différents ustensiles tranchants, contondants, perforants, lacérants, des pinces, des tisonniers. Derrière, Une haute table vide ainsi qu'une haute croix plus grande qu'un homme indiquent, si besoin en était, que l'heure n'est pas à la plaisanterie.
Deux gardes m'empoignent brusquement et me dirigent de force vers la chaise. Ma tête ainsi que tous mes membres sont solidement attachés à la chaise. Le plus âgé s'adresse à moi :
"On en sait beaucoup sur les suppôts de seigneur des Mouches, il semble que vous aillez pris part au démantèlement de ce groupe, mais vous allez tout de même nous dire tout ce que vous savez à ce sujet"
A côté de moi, près de la table, le bourreau affûte ses instruments. Je tente de dominer ma peur. Après avoir déglutit, je réponds d'une voix tremblante :
« Je ne sais pas grand-chose à leur sujet. J'aidais juste un ami, Alberic, qui effectuait une mission pour le collège flamboyant. Nous étions à la recherche d’Anna Fletcher qui avait disparue. Nous l'avons malheureusement trouvée trop tard. Son corps gonflé suinté de liquide nauséabond. Lorsque les prêtresses de Shallya ont tentées de la soigner, son corps à muté et des choses sont sorties de son corps pour nous attaquer. Nous avons réussi à les détruire mais Anna est malheureusement morte. Nous soupçonnions le boucher Starck de l'avoir empoisonnée avec des saucisses. Lorsque que nous sommes rentrés dans la boucherie un chien est parti avec un chapelet de saucisses. Je l'ai donc poursuivit afin d'éviter d'autres contaminations. Lorsque j'ai rejoint mes compagnons ils étaient à la poursuite de Starck. Nous l'avons rattrapé sur une péniche en compagnie de deux complices. Une femme se trouvée également ligotée au mât. Nous avons tué les deux complices puis capturé Starck. Le valeureux Benedikt von Reinacht est descendu à la cale, où nous avons affronté un mutant avec Reschef. Ensuite Benedikt est resté avec la garde et les prêtres pour purifier le lieu pendant que nous sommes partis prévenir maître Fletcher de la fin de sa fille »

Le silence règne après mon récit, j’ai la désagréable sensation que leurs regards scrutent mon âme. L'homme au visage brûlé prend la parole :
"Tu n'as tout dis petit. Que sais-tu de la femme qui était attachée ? Stark avait un objet avec lui, pourquoi as-tu oublié d'en parler ? Qui protèges-tu ? "
Je prends quelques secondes pour rassembler mon courage et réponds :
« Je n'ai pas fouillé Starck. Je préférais rester loin de lui vu ce qu'il arriva à Anna. Quand à cette femme, il s'agit de Maria de Mirigliano je crois. Je ne suis pas sûr du nom de cette ville que je ne connais pas. Pardonnez mon ignorance mais je ne suis qu'un simple halfling pris dans des événements qui me dépasse, j'en ai bien peur. Ce genre d'événements n'arrive pas dans mon Moot natal et j'ai bien peur de ne pas pouvoir vous éclairer sur cette affaire. Mes connaissances sont loin d'égaler les vôtres » dis-je en m'inclinant du mieux que je peux sur ma chaise.

L'homme au visage brûlé jette un petit bout de viande à mes pieds :
"Ceci est la langue de celle qui se fait appeler le rossignol de Tilée... Elle a beaucoup parlé avant qu'on ne la lui tranche, nous savons tout ! Stark aussi a couiné comme un pourceau alors que notre ami (il désigne de la tête le bourreau) ne lui arrache les ongles un par un. Pas très résistant à la douleur ce gros porc. Tout ce qu'il nous reste à savoir, c'est l'implication de votre groupe, à ce qu'on sait, c'est que c'est vous qui les avez découverts et combattu, mais ce n'est peut-être pas aussi clair que ça pour tous les membres du groupe. " Il hausse le ton "Alors maintenant, tu vas répondre à nos questions, si tu ne veux pas brûler à côté de Stark, et si tu veux épargner ce sort de la jolie Tiléenne et à certains de tes compagnons !!!!!"

« Je ne connais pas cette Maria. J'ai rejoint les sentinelles halflings dès que j'ai pu. J'ai toujours combattu les ennemis de l'empire. D'après ce que j'ai compris Starck contrôlait Maria, mais j'ignore tout de leur magie. Pourquoi toutes ces questions ? Nous avons sauvé beaucoup de personnes en arrêtant cet homme ». Je me tourne vers les prêtresses de Shallya et leur dit. « Plusieurs de vos prêtresses nous ont aidées et soigné lors de nos combats, elles l'auraient senti si nous étions corrompus. »

Les prêtresses restent silencieuses. L'homme au visage brûlé se lève et fait le tour de la table pour venir à mon niveau. Sans préavis, il me colle une gifle monumentale.
"Je vais reformuler pour être bien certain que tu comprennes les enjeux et éviter que tu ne regrettes tes silences ou tes mensonges. Nous savons que Stark avait un objet avec lui, tu es le seul à ne pas t’en souvenir. Qui l'a pris ? Où l'as-tu caché ? J'aurais la réponse, même si je dois pour ça arracher chaque centimètre de ta peau et tout ce qui ne te maintient pas en vie".

La peur me saisit, mais je ne souhaite pas trahir Alberick. Et puis, nous avons détruit des cultistes du chaos. Nous devrions être remercié et non pas traité comme des criminels. La haine l’emporte sur ma terreur, et lâche :
« Je vous l'ai dit, je n'ai pas fouillé Starck. J'ignore ce qu'il possédait. Vous supportez peut-être mal que l'on est capturé Starck en quelques jours. Il est plus facile de torturer un halfling attaché que de poursuivre et combattre les suppôts du seigneur des mouches. »

La colère déforme un peu plus son visage déjà peu engageant. Il me met une deuxième gifle avant d'aller chercher une pince.
"Je vais t'arracher la langue sale petit cancrelat"
Deux mains m'ouvrent la bouche de force alors que la pince se rapproche. Une voix féminine m'apporte quelque secondes de répit, la prêtresse aveugle crie "Il suffit !" La plus jeune se lève et s'approche de moi, le répurgateur s'écarte d'un pas. Elle se baisse pour se mettre à mon niveau en posant une main réconfortante sur ma joue meurtrie, je sens une chaleur agréable qui en émane, la douleur des coups que j’ai reçus s'amenuise et disparaît peu à peu. Elle me parle d'une voix douce :
"Vous avez contrecarré les projets de ces suppôts du mal, nous vous en remercions. Mais ce n'est pas terminé. L'objet qu'il possédait serait, aux dire de Starck, un artefact du seigneur de la pestilence. Il est possible qu'il ait le pouvoir de déclencher une peste qui tuera des milliers d'innocents. Nous savons que Starck avait cet objet et que l'un de vous l'a pris. Vos compagnons nous ont déjà tout dit, mais ils veulent l'entendre de votre voix, pour qu'il n’y ait pas de méprise. Je ne pourrais pas les retenir très longtemps. Je vous en conjure, ne vous imposez pas d'inutiles douleurs et, si vous ne le faites pas pour vous, ne m'imposez pas ce sinistre spectacle. J'en ai déjà vu plus que je ne puis en supporter. " Une larme coule sur sa joue.

Je sais que je pourrais résister à la torture plus longtemps. Mon ventre vide depuis trop longtemps me tiraille affreusement et je sais que sans ma langue j’aurais du mal à manger. N’ayant pas le choix, et en espérant ne pas causer d’ennui à mes compagnons, je me tourne vers la prêtresse la plus jeune pour la remercier. Puis vers la plus âgée :
« Le médaillon est parti au collège flamboyant. Je suppose qu'il s'y trouve toujours.»

Elle sourit : « Voilà, il suffisait de le dire, nous le savions déjà » puis elle se tourne vers le répurgateur « La violence et la menace ne font pas tout... le menacer de le priver de nourriture aurait de plus surement été plus efficace que tous les sévices que vous auriez pu imaginer".
Le répurgateur me lance un regard noir, je ne me suis visiblement pas fait un ami. Le président de la séance donne l'ordre de me remettre en cellule. Quelques heures plus tard, je suis libéré, sans autre forme d'explication. Le chemin du retour vers la péniche est long et pénible, terriblement fatigué et fiévreux, je ne pense qu'à m'allonger et dormir. Je n’ai même pas faim. Suis-je malade ou est-ce la haine qui me coupe l’appétit. A mon retour, je remarque que Reshef est déjà rentré, Renate me dit qu'elle a reçu la visite de personnes "étranges" qui cherchaient quelque chose de précis, et semblaient savoir où le trouver. Elle n'a pas eu le courage de les en empêcher.

Épuisé, je m’effondre sur mon lit, maudissant ce Répurgateur.
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Laurent P


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Inscrit le: 15 Fév 2016
Messages: 205
Localisation: Tourlaville
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MessagePosté le: Jeu 14 Sep - 13:09 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Si petit et si courageux ! Respect...
Bref, tu m'as balancé quand même Evil or Very Mad alors que tout cela n'était finalement qu'une terrible méprise

Sinon, comme d'habitude, bravo pour la narration. LA SUITE ! LA SUITE !
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Simon N
Référent / Modo

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Messages: 392
Masculin

MessagePosté le: Jeu 14 Sep - 16:55 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Comme quoi, ce sont bien les femmes qui obtiennent toujours ce qu'elles veulent XD

Jolie retranscription en tout cas Wink
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Souffle d'une lame dans la nuit
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Comme une onde de plaisir
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Skype
Marc H
Référent / Admin forum

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Masculin Taureau (20avr-20mai) 猴 Singe

MessagePosté le: Jeu 14 Sep - 17:51 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Basile, tu sais qu'on va vouloir la même chose pour Path, tu sais ça. ^^
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Pierrick


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Messages: 471
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MessagePosté le: Jeu 14 Sep - 20:40 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Tout cette scène a été jouée en MP via Facebook . Pour ce type de scène, c'est vraiment intéressant. Ça ne ralentit pas le jeu avec de multiples apartés , pas besoin de se presser. Cela nécessite quand même plusieurs choses,
- Que les joueurs jouent le jeu et ne communiquent pas entre eux (s'ils le font, ce n'est pas si grave dans l'absolu, ils se privent juste d'une partie du "suspense", ils se punissent eux même en "trichant").
- Que les joueurs sachent écrire un minimum et aiment ça.. qu'ils aiment lire aussi (parce qu'il y a des petits pavés par moment.. et j'ai fait des efforts pour être concis). Il faut aussi un MJ qui aime ça, bien sûr !
- Avoir un peu de temps entre les séances
- Avoir des joueurs (et un MJ) assez réactifs

Après je ne sais pas comment l'ont ressenti les joueurs. Pour ma part, j'ai bien aimé ce petit exercice, ça permet de faire monter une certaine tension dramatique parce qu'il y a du temps : on'est pas limité par le fait que les joueurs d'à côté s'ennuient. Ça permet aussi de soigner ses descriptions et de poursuivre l'aventure entre deux parties. Chaque personnage a vécu un moment différent (avec de fortes similitudes pour certains). Tout ça n'était pas prévu et n'entrait pas dans le cadre de la campagne prévue initialement d'où le groupe s'est bien éloigné, c'était les conséquences d'actes au cours de la dernière partie avec des liens avec certaines histoires personnelles des personnages. J'ai saisi l'opportunité pour les ennuyer un peu (et leur rappeler qu'on ne joue pas avec certaines choses dans le monde de Warhammer Twisted Evil )

Si l'occasion se représente, je le referai sans hésiter.
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Mange un castor, tu sauveras un arbre !
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Thomas P


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MessagePosté le: Jeu 14 Sep - 23:30 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Perso j'ai beaucoup ces apartés . D'autant plus que ça permet de les éviter pendant la partie même . A refaire .

PS pour Laurent : ça t'apprendra à jouer avec le Chaos .... Wink
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Basile L


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Masculin Poissons (20fev-20mar)

MessagePosté le: Ven 15 Sep - 15:27 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Pierrick: Perso j'ai adoré. Bon j'ai stressé toute la semaine pour mon pauvre petit halfling, et pour une séance d'interrogatoire, ça change vraiment tout de ne rien savoir des autres.

Laurent: Oui je t'ai balancé, mais au moins j'ai essayé, pas comme tout le monde. Smile

Marc: J'essaye d'être plus concis pour pathfinder vu qu'il y a jusqu'à six résumés différents, ça ferait un peu redondant. Et puis ça prend un peu de temps, je vais finir par devoir faire des heures sup.

Simon: Merci!
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Basile L


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Inscrit le: 13 Juin 2016
Messages: 185
Localisation: Teurthéville-hague
Masculin Poissons (20fev-20mar)

MessagePosté le: Lun 18 Sep - 12:25 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Voici la suite de nos exaltantes aventures!

Jour 20 : Levé des mauvais pieds.

Une puanteur assaille mes narines et mes pieds me font souffrir. Je crains avoir attrapé la fièvre du pied purulent, redoutée pas tous les halflings du monde. Je vais sur le pont m’aérer un peu. La fièvre d’hier est encore présente. Une fois quelque peu revigoré par la brise, je descends prendre des nouvelles de Reschef. Je le trouve en train de se vider par tous ses orifices. Apparemment nos combats ne nous ont pas laissé indemne. Entre deux vomissements, j’apprends qu’il a subit le même interrogatoire, mais il a parlé plus rapidement. Il ne semble pas gêné de leur avoir donné Alberick aussi vite. J’espère qu’il va bien. Toujours aucune nouvelle de Benedikt non plus.
Notre état ne s’améliorant pas, je me rends au temple de Shallya. Une prêtresse me reçoit. Avec mes explications, elle comprend rapidement que je fais partis du groupe ayant tenté de sauver Anna. Mon état l’inquiète peu, mais elle me suit pour voir mon compagnon. Après un rapide examen, elle reconnaît la pourriture de Neiglish. Terriblement dangereuse, mais heureusement elle sait la soigner. Mon compagnon fait une maigre offrande et se recouche, encore fortement affaiblit. Je raccompagne la prêtresse et offre à mon tour une donation digne de ce nom. Après tout, les deux prêtresses du procès m’ont sauvés la langue si ce n’est la vie.
Encore fiévreux, je retourne m’allonger.

Jour 21 : La fin de notre compagnie.

Après une nuit fiévreuse, Benedikt revient sur la péniche. Ma joie de le revoir sain et sauf est de courte durée. Notre courageux compagnon vient seulement récupérer ses affaires et part s’engager dans l’armée. Cela sonne le glas de notre groupe du moins pour quelques temps. Il ignore où il part et pour combien de temps, mais nous assure qu’il reviendra.
Il a subit le même interrogatoire que nous, mais son engagement envers Sigmar l’obligeait à tout révéler au prêtre présent. Les épaules basses et l’air maussade, il semble désabusé. Sa foi et la lueur divine qui brillait dans son regard semble l’avoir quitté. Il est resté dans sa cellule plus longtemps car il est tombé également malade. J’apprends de lui que le répurgateur s’appelait Bastian Himmer. Un nom qui vient rejoindre une liste qui ne cesse de s’allonger. Konrad et ses hommes, le chevalier Verner Erzog, le prêtre de Morr Elmud Vernald, Alienor. Tant de personne qui se sont mis en travers de notre route. Le mal ne vient peut-être pas des dieux du nord, mais du cœur des hommes après tout. Comme mes patrouilles solitaires dans le Moot me manquent.
Benedikt nous quitte, peu de temps après le départ d’Alberick pour la formation de son collège de magie. Nous ne sommes plus que deux nous nous sentons bien seuls pour continuer notre traque. Les jours de repos se suivent jusqu’à retrouver assez de vigueur pour songer à l’avenir.

Jour 34: Un nouveau départ.
Une fois complètement guéri, nous nous retrouvons, Reschef et moi sur le pont de la péniche. Réfléchissant à la suite de l’aventure. Je partage mes doutes à mon dernier compagnon :

- "Nous voilà plus que tous les deux. Je pense que nous ne sommes pas de taille pour continuer notre aventure."
- C'est vrai que nous venons de perdre la moitié de notre groupe d'un seul coup... Que faisons-nous alors ?
- « En traînant un peu en ville j'ai appris qu'ils recherchent des pisteurs pour accompagner un détachement de l'armée impérial afin de lutter contre des raids de gobelins vers Ubersreik. Je pense essayer d'y aller. Ça permettra de m'éloigner un peu des villes et de leur corruption. Et puis, il y a un répurgateur qui m'en veut, j'ai déjà trop traîné dans le coin.
- Alors tu vas partir aussi ? On dirait que je vais me retrouver tout seul. Je pense que je vais m'établir dans la ville pendant un temps alors, reprendre mes vieilles affaires et m'occuper de la péniche.
- Oui, mais n'oublie pas, tu n'as qu'un quart de la péniche. On reviendra pour retrouver le parchemin d'Alwasid et détruire la secte au miroir brisé.
- On dirait bien que la confiance est de mise entre nous ! Ne t'en fais pas, la péniche sera toujours là quand vous reviendrez. Et entière !
- Fait attention avec tes affaires. Les autorités nous surveillent suite à l'affaire du médaillon. Bonne chance, et à bientôt.

Je passai le reste de la journée à m’équiper pour la suite de l’aventure. Une nouvelle armure et un bouclier m’aideront fortement, maintenant que je suis seul pour assurer ma survie. Enfin presque seul, il y a toujours ma fidèle Carla.

Jour 35 : Nouvelle Croisière sur le Reik
Voici le jour du départ. J’arrive sur le quai en compagnie de Carla. La voix du sergent domine le brouhaha de notre attroupement. Je ne fais pas attention à l’appel, plongé dans mon humeur maussade. J’entends enfin mon nom, et lorsque j’arrive sur le pont, j’ai la joie de retrouvé Benedikt et Alberick. A peine le temps de se saluer que j’aperçois Reschef qui nous a également rejoint. Ses affaires n’ont pas dû se dérouler comme prévu.
Après ces jours maussades, je retrouve enfin le bonheur. Notre groupe est à nouveau réuni, et Alberick est sain et sauf. Il nous apprend qu’il n’a pas été embêté plus que ça par l’affaire du médaillon. Ce sont les hommes du collège qui sont venu fouiller la péniche. Il a même pu entamer sa formation et doit suivre les soldats pour les soutenir de sa magie.
Reschef se fait désormais appeler Tim Colin. Ses activités douteuses l’obligent surement à changer de nom régulièrement. Peu importe, c’est tous ensemble que nous partons repousser ces gobelins, et nul doute que nous nous en sortirons une fois de plus.

Les jours suivant se passent à bord de la péniche. Nous apprenons quelques nouvelles de l’empire. Le Prince héritier d’Ostland, Hergard Von Tasseng a été tué dans les montagnes grises, des émeutes dans le Middenland opposent le culte de Sigmar et celui d’Ulrik. Un village a lynché un répurgateur qui avait surement autant de tact et de finesse que notre ami d’Aldorf.

Jour 45: Arrivée à Ubersreik
Nous débarquons à Ubersreik puis s’en suit une longue marche jusqu’au camp militaire. Voici enfin l’occasion pour Carla de se dépenser. Se retrouver dans les plaines la rend plus joyeuse. J’ouvre le chemin, en compagnie d’un pisteur vétéran qui m’apprend quelques ficelles en route.
A l’arrivée au campement nous avons le droit au discours d’accueil du demeuré du coin qui se fait appelé Sergent Stölz. Encore un ami de plus en perspective. Alberick ose lui répondre et gagne ainsi une corvée de latrines. Nous passons ensuite au coiffeur où ma chevelure frisée est coupée à ras. Il faut dire qu’avec toutes ces aventures elle en avait besoin d’une petite coupe, mais là c’est un peu trop à mon goût. Un équipement nous est fourni, sauf évidemment pour moi car ils n’en ont pas en taille standard.
Les jours suivants sont remplis par des entraînements au tir, au corps à corps, et malheureusement aux manœuvres ou je peine à trouver ma place, n’ayant pas la même allonge que les autres.

Jour 48: Le parcours du con battant.
Le sergent souhaite tester nos compétences aujourd’hui. Nous avons un parcours constitué de ballot de paille à esquiver, d’autres en mouvement à toucher au corps à corps, d’une botte de paille à transpercer à la lance, de tonneaux à soulever, de cible à toucher au tir et d’une corde à escalader. Je ne comprends pas en quoi tout cela me servira pour mon travail de pisteur, mais je sens bien qu’il est inutile d’en parler au chef.
Benedikt s’élance le premier. Il se prend le premier ballot. Pour la suite il s’en sort pas trop mal sauf contre les cibles en mouvements mais ne parvient pas à monter à la corde.
Ayant vu mon ami échoué, je m’élance plein d’appréhensions qui ne tardent pas à se confirmer. Je rate mes esquives, je ne parviens pas à porter le moindre tonneau, je transperce avec peine la botte de paille et je n’arrive pas à gravir le moindre centimètre de corde. Heureusement, je parviens à toucher les deux cibles à l’arc. C’est ensuite le tour de Tim/Reschef qui arrive à finir le parcours malgré quelques difficultés au départ.
Et enfin, le meilleur pour la fin, Alberick. Il ne fut pas impressionnant sur les premières épreuves, mais il se rattrapa. Une esquive ratée, un seul tonneau soulevé. Puis il arrive près de la botte de paille. Regarde la lance posée à côté. Hésite un moment puis se concentre et tend les mains. Deux boules de feu en jaillissent et embrasse rapidement la paille. Les deux ballots qui balancent subissent le même sort, tout comme les deux dernières cibles.
Environné de flammes, il se retourne pour faire face à un Sergent bouche bée pour la première fois depuis notre arrivée. Même nous qui le connaissons sommes impressionnés par ses nouveaux talents. Et tout cela sans beurre !

La nuit, nous sommes de garde avec Reschef. Rien de spécial à signaler, à part qu’il s’absenta un long moment. J’espère qu’il ne nous attirera pas d’ennuis. Alors que je commence à m’inquiéter, j’entends un « PAF ! » près de la palissade du fortin. Je sors mes armes et je m’approche, près à appeler la garde. Surgissant de l’obscurité, je vois Reschef, revenir comme si de rien n’était, son uniforme un peu plus sale qu’auparavant. Je préfère ignorer ce qu’il a fait, pas envie de me faire interroger à nouveau.

Jour 51: Week-end à la campagne
Voici enfin le grand jour. Le sergent nous a rassemblés la veille pour nous annoncer que l’armée gobeline a été repérée. Comme nous sommes encore des bleusailles, nous ne ferons pas parti de l’attaque. Nous serons répartis dans les fermes environnantes pour les protéger d’éventuels pillards ou survivants gobelins. Ma curiosité est un peu déçue de ne pas voir une bataille rangée, mais je suis content de ne pas risquer ma vie plus que nécessaire. De plus, je me retrouve avec mes trois amis et deux autres soldats aussi causants qu’une tourte.
Notre compagnie commence donc le tour des fermes pour la répartition. Le sergent s’arrête à l’avant dernière et nous laisse aller seuls à la prochaine, la ferme de Recknacht. Malheureusement, étant plus fort pour gueuler que pour indiquer une direction, nous nous retrouvons sur la mauvaise route. Après une longue marche, nous apercevons la fumée d’une cheminée, et le lointain fumé d’un bouillon de poule. Grâce à cela nous arrivons enfin à destination.
A notre arrivée, les occupants sont d’abord surpris, puis heureux de ce renfort. La ferme ne possède qu’un petit muret d’enceinte. Suffisant pour me bloquer la vue, mais malheureusement pas assez pour arrêter des gobelins.
J’installe Carla dans la grange, puis je rejoins les autres soldats qui partagent le repas du généreux fermier. Nous installons notre couchage dans la salle commune et commençons les tours de gardes.

A la nuit tombée, alors que je patrouille autour du muret avec Alberick, nous entendons du bruit venir de la grange. Le mage invoqua des feux follets dans l’enceinte de la ferme, faisant fuir des gobelins pendant que j’appelais du renfort. Nous approchant des portes, on aperçut de nombreuses formes approcher et décidons de nous réfugier dans la ferme.
Reschef monte sur le toit avec son arbalète pendant que nous nous positionnons aux fenêtres. Des gobelins sur loups bondissent au-dessus du muret et lancent leurs torches sur la maison en chaume. Les paysans foncent inconsciemment dehors pour éteindre les flammes. Nous n’avons d’autres choix que de les suivre pour les protéger.
L’affrontement débute mal. Un gobelin blesse Benedikt, pendant que je m’emmêle dans ma propre fronde. Heureusement Alberick est plus en forme et carbonise sur place un ennemi. Du coin de l’œil j’aperçois Reschef sautant du toit directement sur un loup et tente de désarçonner le cavalier. Distrait, je suis touché par un peau-verte et son ignoble monture. Pendant ce temps, le sigmarite achève son adversaire, tandis qu’un autre s’enflamme à nouveau. Pendant que Reschef et emporter par le loup en dehors de la ferme, je me défends tant bien que mal jusqu’à ce que mes compagnons viennent l’achever.
Alors que nous reprenons notre souffle, trois immenses orques s’approchent. Je saisis ma fronde, mais les ratent de nouveau. Benedikt charge courageusement et entame un combat à trois contre un. Heureusement, la magie nous vient de nouveau en aide et un sort de confusion oblige un adversaire à combattre pour nous. Bien évidemment, avec son instinct belliqueux l’autre riposte.
Le troisième encore en état de combattre tente d’attaquer, mais son plastron tombe à ses pieds. Je le touche ensuite au bras, ce qui l’oblige à lâcher son arme. Benedikt lui explose l’autre main avant qu’Alberick n’abrège ses souffrances. Un orque de plus s’embrase pendant que Reschef rejoint enfin la mêlée, s’étant enfin débarrasser du loup. Il retrouve ses instincts de combat de rue en lançant un vilain coup à l’entrejambe. J’envoie voler le casque d’une pierre bien placée avant que Benedikt lui explose la colonne vertébrale.
Plus aucun ennemi en vue, nous entendons seulement les cris de quelques gobelins en fuite. Le sigmarite tente de soigner les blessés, mais encore groggy par les coups reçus, il n’arrive à rien. Tellement sonné, il extrait même la lance de la poitrine d’un pauvre soldat empalé dans l’affrontement, et tente de panser sa plaie béante.
Reschef aide les paysans à éteindre le reste de l’incendie qui semble fasciner Alberick, les yeux perdus dans le brasier. Je me précipite vers la grange et j’aperçois avec joie ma brave Carla saine et sauve.
Nous avons réussi à sauver la ferme, mais malheureusement nous devons ramener le corps de ce brave soldat dont l’équipement attire le cupide Reschef.
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Basile L


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MessagePosté le: Mer 25 Avr - 12:47 (2018)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Ça fait un moment que je n'ai rien posté ici, mais les aventures de Taffy et ses amis continue toujours. Je préviens ça fait un gros pavé, parce que à Pathfinder vu qu'il y a plusieurs conteurs, j'essaye de faire court, donc imaginer ce que ça donne quand je prends mon temps:

Jour 51 : Promenade dans la plaine.

Le lendemain, nous enterrons le soldat mort, face vers le sol, pour éviter qu’un nécromant le relève. Benedikt dit une courte prière à Sigmar, puis nous partons rejoindre le sergent Stölz. Alors que nous étions en chemin, un éclaireur nous intercepte pour nous annoncer que le régiment fait marche vers nous et que nous devons l’attendre ici.
Après un cours repos, une quarantaine de soldats arrivent. De sa douce voix, le sergent nous salut à sa façon :
« Encore en vie, le demi-bite, je m’attendais pas à te revoir. Pourquoi n’êtes-vous que 5 ? »
Nous lui racontons brièvement l’attaque des peaux-vertes, et la mort de notre compagnon. Il demande ensuite à Benedikt une prière pour le soldat défunt et motiver les troupes.

Il nous annonce ensuite que la bataille contre les gobelins s’est plutôt bien déroulée, et que nous nous éloignons encore des combats. Notre objectif et de rejoindre la garnison du Fort Schärz. Nous reprenons la route pour une longue marche qui dura toute la journée. Heureusement je passe la journée en éclaireur, loin du Sergent.
Le soir venu, nous faisons halte pour la nuit. Je retrouve mes compagnons épuisés par cette longue marche, mais apparemment ce n’est pas assez pour Stölz qui souhaite nous entraîner au mur de bouclier. Fort heureusement j’en suis dispensé, ma taille ne permettant pas soit disant d’y participer. Alberick tente bien de protester afin d’éviter cet exercice à Benedikt, encore blessé par le combat de la veille, mais l’officier ne veut rien savoir. S’en suit un ennuyeux exercice, et je passe un long moment à voir un sergent excité se jeter sur les boucliers, tentant de briser la ligne. Je suis ensuite charger de lui amener des pierres, qu’il lance sur les soldats. Cet exercice me dépasse, je ne pense pas que se prendre des cailloux les améliore pour le combat, mais surement un truc d’humains. Trouvant que je ne le ravitaille pas assez vite, le sergent m’attrape et me lance sur la formation. Grâce à mon agilité, je ne me réceptionne pas trop mal, grognant contre ce demeuré. Après cette pénible séance, nous pouvons enfin prendre un repas et un repos mérité.

Jour 52 : Un combat de titans.

Le lendemain, je pars de nouveau en éclaireur. Environ à mi-chemin, je découvre les traces d’un grand nombre de peau-vertes. Au moins une centaine, peut-être plus. Les traces sont difficiles à lire, mais il y a des gobelins et des orques. Je retourne prévenir le sergent, puis je reprends mon poste. A l’approche du camp, j’entends le fracas des armes, et des cris de guerre. Je m’approche discrètement et découvre un grand nombre d’archers gobelins criblant de flèches les murailles. Les portes sont défoncées, et les combats font rage à l’intérieur.

Je fais mon rapport au sergent. Il entame un discours pour motiver les troupes avec sa poésie habituelle. Le gros des soldats chargera les gobelins, et Alberick invoquera un mur de flamme pour séparer les ennemis en deux. Et moi… je n’ai pas de rôle attitré et pourrais donc manier ma fronde comme je le souhaite.
Nous chargeons donc l’ennemi qui se retourne pour nous cribler de flèches. Je reste sur le flanc de notre groupe et commence à riposter. Soudain, un gigantesque mur de flamme s’élève au milieu des ennemis. Les gobelins tentent de s’éloigner, mais notre charge les repousse dans les flammes. Alors que je continue à tirer, une lueur bleue attire mon regard. Notre mage émet une lueur bleue. Il semble avoir eu un problème, mais son visage ne montre aucune inquiétude.
Rapidement, les gobelins s’enflamment ou sont fauchés par nos armes. Ceux de l’autre côté de la fournaise s’enfuient rapidement. Ce combat rapide gonfle notre moral, mais le répit est de courte durée. Une clameur à vriller les oreilles vient des portes du fort, et à travers les fumées nous apercevons un grand nombre d’orques. Un peu désorientés par la magie, nos soldats peinent à réagir. Fort heureusement, Benedikt outrepasse sa fonction et dirige la moitié des hommes sous la muraille du fort pendant que le sergent mène le reste à l’autre extrémité du mur de flammes.

Reschef tire à l’arbalète pendant que je tente de calmer Carla, apeurée par le feu. Les orques se séparent pour attaquer les deux groupes de soldats. Alors que Benedikt subit une puissante charge, un second mur de flamme s’élève dans le groupe d’orques. Ayant calmé ma monture, je me dirige vers le groupe du Sergent et je mets pied à terre pour mieux ajuster mes tirs. Les orques rompent le combat avec Benedikt et se joignent aux autres. Notre chef et ses soldats commencent à reculer sous la férocité de l’ennemi, et un orque parvient à s’échapper de la mêlée pour me charger. J’esquive le coup et recule pour me mettre à l’abri. Un soldat s’embrase dans une fournaise verte, et j’aperçois un chaman orque au milieu de ses congénères.

Je jette un coup d’œil vers mes compagnons qui arrive en renforts. J’aperçois alors Alberick, les cheveux dressés sur la tête. Je commence à m’inquiéter pour lui, mais les hennissements derrière moi me semblent plus importants. Lorsque je me retourne, je découvre une horde de morveux s’en prenant à ma pauvre monture. Je me souviens que l’Ancien nous parlait de cette vermine, les soirs d’hiver au coin du feu. Il en avait vu dans son champ, arracher ses navets, et les plus courageux étaient même rentrés dans sa maison pour souiller son chapeau de paille. Je saisi ma hache et mon bouclier, et au moment où je m’apprête à secourir Carla, je suis saisis d’effroi par la vue des ogres chargeant nos lignes. Alberick cesse de luire, et lança un nouveau mur de flamme sur cette menace.
Je récupère mes esprits, juste à temps pour encaisser la terrible charge de morveux. Les coups pleuvent sur moi de tout côté. J’esquive avec habileté leurs furieuses attaques mais je ne parviens pas à passer leur défense. Le combat s’enlise et je tiens bon, malgré l’infériorité numérique. Les secondes me paraissent des heures, et mon arme s’alourdit. Je puise dans toutes mes ressources, et seule ma volonté me permet de tenir dans ce combat semblant perdu d’avance. Mais il me fallait continuer, pour Carla, pour mes compagnons, pour l’Empire, pour l’honneur de l’Ancien et de ses navets Je commence à perdre espoir devant cette horde infinie. Fort heureusement, un puissant sort d’Alberick anéantit la menace.
Pendant ce temps, les trois ogres furent abattus et finissent de se consommer dans les flammes, rappelant d’abord les porcs que l’on cuisait à la broche dans mon village, avant de tourner à l’odeur de la tourte oubliée depuis trop longtemps dans le four. Pendant ce temps, Benedikt et Reschef contourne les orques, et je fais de même par l’autre flanc. Le brave Sigmarite arrive rapidement à bout du mage adverse. Encerclés, brûlant par les flammes magiques et sous une pluie de pierre, les orques n’ont d’autre choix que de s’enfuir.
Je pars retrouver ma monture pendant que le reste de la troupe se rassemble. Nous entrons ensuite dans le fort dévasté et empli de la puanteur de la chair carbonisée. Les survivants nous acclament. Il est temps maintenant pour nous de panser nos blessures et de reconstruire le camp.

Jour 55 : Promenons-nous dans les bois.
Voici trois jours que nous sommes dans ce fort. Mes compagnons aident à la reconstruction pendant que je passe la plupart du temps hors du camp. Alberick lui est la plupart du temps isolé. Son massacre de peaux-vertes nous a sauvés la vie, mais il a aussi effrayé les soldats peu habitués à la magie. A part nous trois et le sergent, tout le monde l’évite. J’ai même entendu plusieurs fois le surnom « Boutefeu » qu’ils lui donnent, mais toujours hors de portée de ses oreilles. Auprès des pisteurs de l’armée, j’acquiers de nombreuses connaissances. Cela me permet également de renouer le lien avec Carla. Notre dernier combat fut rude, et elle n’a pas l’habitude de ces batailles rangées.
Alors que je patrouillais les bois environnants, j’entendis le râle d’un homme visiblement blessé. Il portait la même tenue que Benedikt lorsqu’il était encore un initié de Sigmar, transportant un précieux médaillon. Il me raconta qu’il escortait un prêtre, lorsque les orques ont attaqué. Il est le seul à être parvenu à s’enfuir.
Grâce à Carla, je pus le ramener au camp afin de le soigner. Dès qu’il fut au courant, Benedikt demanda la permission au sergent de partir à la recherche du médaillon, ses yeux retrouvant l’étincelle de foi d’autrefois. Le sergent refusa de dégarnir le fort, mais accepta qu’un petit groupe parte à sa recherche. Je proposai mon aide à mon compagnon, rapidement suivi par Reschef. Alberick fut plus réticent, il faut dire que le dernier médaillon ne nous a pas porté chance. Mais s’il était encore en vie, c’était grâce à Benedikt et il finit par nous accompagner. D’autant que l’ambiance du camp commence certainement à lui peser.
Mes compagnons insistent pour que je laisse Carla au camp. Je n’aime pas la laisser seule, mais notre quête risque d’être périlleuse. Je sens qu’elle va me bouder quand je rentrerais, mais c’est plus prudent.
Nous nous mettons en route, et trouvons le lieu de l’embuscade. Nous dérangeons quelques loups dans leur festin, et leur ôtons la nourriture en enterrant ces pauvres hommes. Je trouve facilement la piste des peaux-vertes, mais nous avons passé beaucoup de temps à creuser le sol et devons camper dans la forêt.

Jour 56 : Où tout fini dans l’ombre…
Après une courte nuit et un repas sommaire, nous reprenons la piste. Au bout de quelques temps, nous découvrons un cadavre orque. Peut-être à t’il succombé à ses blessures, ou bien une querelle interne.
Les traces nous mènent jusqu’à une grotte. Alberick invoque des feux follets pour nous éclairer et nous poursuivons notre chemin. Mais les empreintes disparaissent d’un coup, au beau milieu d’un couloir. Reschef remarque alors un passage au-dessus de nos têtes. Benedikt tente de me faire la courte échelle, mais le passage est trop abrupt. Notre compagnon aux multiples prénoms parvient à grimper, et avec l’aide de corde nous parvenons à le rejoindre.
Nous avançons jusqu’à percevoir la lumière du jour droit devant nous. Alberick révoque ses feux follets et nous continuons notre marche. Deux ombres nous font face, des orques nous barrent le chemin. Je préviens mes compagnons et Benedikt et Reschef les affronte. Le couloir trop étroit m’empêche de leur venir en aide, et je me contente de surveiller les arrières. Après un rapide combat, nous arrivons enfin à la sortie.
Face à nous se dresse un cirque, mais aucune trace de notre proie. Suivant la trace, nous tombons sur un cadavre de gobelin, possédant encore une part de son butin. Étrange, les autres peaux-vertes aurait laissé l’argent sur le cadavre ? Un peu plus loin, se trouve un autre coupé en deux, puis un troisième. Nous ne sommes peut-être pas les seuls à les poursuivre.
Un scintillement capte notre regard. Un objet brille un peu plus loin et nous nous en approchons prudemment. Mais soudain, une ombre nous survole, et, cachant le soleil, fond sur nous…

Jour 56 : Dans l’ombre et les flammes.
Relevant la tête, je vois un terrible monstre, une sorte de lion ailé avec une queue de scorpion. Il se jette sur moi, mais j’esquive l’attaque avant de m’éloigner prudemment le temps qu’il se ressaisisse de son atterrissage.
Benedikt et Reschef se jette sur lui, pendant qu’Alberick et moi l’attaquons à distance. Mes deux compagnons le blessent, pendant que je peine à le toucher à cause de la mêlée. Le combat se termine rapidement lorsque le monstre s’enflamme grâce à une boule de feu. Alors que le corps se consume, nous entendons des drôles de voix, nous glaçant d’effroi. Peut-être est-ce dû à la mort du monstre.

Après cet affrontement, nous allons examiner l’objet brillant. Nous trouvons un cadavre de pégase sellé, visiblement là depuis quelques temps. Fouillant les sacoches nous trouvons une épée et une hache à deux mains étonnamment légères ainsi que des pièces d’or elfiques. Mais nulle trace des cavaliers. Alors que nous terminons notre inspection, un nouveau monstre fond sur Alberick et le blesse violemment. Il ressemble au précédent, mais en beaucoup plus gros. J’arrive à dominer ma peur, contrairement à Reschef qui commence à reculer. Fidèle à lui-même, Benedikt charge courageusement le monstre. Voyant cela notre compagnon se ressaisit et vient en renfort. Le mage s’éloigne prudemment, visiblement mal en point. Nous reprenons la même tactique que contre le précédent monstre, mais celui-ci est visiblement plus puissant. Reschef et rapidement mis à terre mais fort heureusement protégé par Benedikt le temps qu’il se relève. J’arrive à toucher le monstre, puis Alberick invoque un mur de flamme sous lui. Le monstre commence à s’envoler, avant qu’une boule de feu l’atteigne. Il vacille mais tient bon. Je tente un dernier tir de loin qui ne l’atteindra pas. Notre ennemi se pose sur un promontoire rocheux, se mettant ainsi hors de danger.

Tout en le surveillant, nous soignons nos plaies. Ne trouvant aucune trace des peaux-vertes, nous explorons le cirque, espérant trouver une caverne gobeline mais en vain. Pensant que le monstre aurait pu emporter le médaillon, ou un cadavre portant le médaillon sur son aire, nous entreprenons l’escalade qui s’annonce difficile. Renonçant, nous retournons à la grotte, apparemment seule voie d’accès au cirque.

Alors que la nuit tombe, Alberick tente d’incendier la clairière, visiblement énervé de n’avoir pu se venger de ses blessures. Sous la lumière des flammes de notre compagnon, nous installons le campement pour la nuit et lui laissons le premier tour de garde pour lui laisser le temps de se calmer.

Jour 57 : Retour au fort Schärz.
La nuit ne portant pas toujours conseil, nous retournons au fort, espérant trouver du matériel ou des informations pour nous aider dans notre quête. Malheureusement nous ne trouvons n’y l’un ni l’autre, mais le forgeron nous fabrique des pitons de fortune.

Jour 58 : Théorie de la relativité.
Après une nuit de repos et des soins, nous repartons pour tenter l’escalade. Mais le temps s’écoulant parfois de façon capricieuse, le chemin parut étonnamment long et nous arrivâmes que le soir venu. Une nouvelle nuit dans la grotte nous attends.

Jour 59 : Tout vient à point à qui sait grimper.
Ne voulant négliger aucune piste, nous explorons de fond en comble la grotte, mais en vain. Il ne nous reste plus qu’à retenter l’escalade. Reschef ouvre le chemin et après quelques essais il arrive à passer la première ascension. Il nous envoya ensuite une corde pour le rejoindre. La suite est plus aisée, jusqu’à une crevasse d’environ douze pieds de large.
N’écoutant que mon courage, je m’encordai pour me lancer au-dessus du précipice. Je pris mon élan et atterrit juste de l’autre côté. Reshef tenta de m’imiter, mais pris son appui un peu trop tard et tomba avec, il faut avouer, une certaine grâce pour se rattraper. Il réussit néanmoins au second essai, suivi de Benedikt. Alberick eut moins de chance et se blessa dans la chute. Nous avons tout de même pu le remonter jusqu’à nous.
Poursuivant notre montée, on arriva à une crevasse moins large, mais le lieu escarpé ne permettait pas de prendre d’élan, et cela me posa problème. Je dus m’y reprendre à trois fois pour passer, mais heureusement sans dommages. Reschef rata également son premier saut. Benedikt, réussit également malgré son lourd équipement, suivi par Alberick.
Après une courte marche, nous arrivons au promontoire. Notre grimpeur fit l’ascension avec quelques difficultés, et aperçut le monstre prendre son envol. Il était visiblement trop blessé pour risquer le combat. Scrutant le ciel, il nous lança une corde, mais même ainsi la l’escalade était trop dur. Seul Alberick réussit à le rejoindre. Il fouilla les restes des repas de notre ennemi et trouva le médaillon, ainsi qu’une magnifique armure, qui étonnamment était à ma taille.
Prudemment nous quittons le cirque, gardant un œil sur le monstre toujours présent dans le ciel, criant de frustration. Nous rentrons au fort, atteignant enfin un abri sûr où examiner notre butin, et retrouver enfin ma Carla. Les objets semblent appartenir à des elfes, surement les passagers du défunt pégase. L’armure, en plus d’une bonne protection, n’entrave en rien mes mouvements et je pourrais donc escalader avec sans entraves. Benedikt garde l’imposante hache et Reschef l’épée. Notre mage lui n’obtint que de belles cicatrices dans cette aventure.
Nous remettons ensuite le médaillon à l’initié. Le sergent ne semble pas vouloir garder cet objet trop longtemps dans le fort et nous presse de l’accompagner jusqu’à Ubersreik. Nous partons donc le lendemain, tous les cinq, à travers bois et forêt.

Jour 60 à 70 : Promenons-nous dans les bois.
Sur le chemin, je remarque de nombreuses traces de gobelins, surement les survivants de notre combat. A chaque bruit, l’initié se montrait inquiet et se cachait derrière nous. Pas étonnant qu’il soit le seul à s’être sortit de l’embuscade.
Évitant les chemins présentant trop de traces de peau-verte, je dû faire des détours, et notre retour fut un peu plus long qu’à l’aller. Néanmoins, on réussit à revenir à Ubersreik sans mauvaise rencontre. Une fois sur place, nous laissons le médaillon et son porteur qui repart dès le lendemain sous bonne escorte, remettre son trésor au temple le plus proche.

Jour 71 : Promenade au clair de lune.
Revenu au camp d’entraînement, nous reprenons notre vie militaire et nos activités aussi fatigantes qu’ennuyeuses. Nous apprenons que les peau-vertes sont repoussés pour le moment. Le soir je faisais ma ronde avec Reschef. Mais ce dernier s’absenta encore un long moment pour aller aux toilettes. Je m’inquiète un peu pour sa santé, car ça lui arrive souvent, et cette fois-ci il mit tellement de temps à revenir que j’étais prêt à lancer l’alerte. Lorsqu’il revint, je lui conseillai d’aller voir une prêtresse de Shallya ou un médecin.

Jour 72 : Le soir pas de Dulcolax…
Le lendemain, le Capitaine de retour de la bataille, nous convoque dans son bureau. Il a reçu le rapport du sergent Stölz. Il commence par féliciter Alberick pour sa magie qui a permis de gagner le combat au fort Schärz, mais il est interrompu par un soldat qui lui annonce une nouvelle importante. Il sort et discute avec lui.
Lorsqu’il revient, il se sert un verre et s’assoit à son bureau. Il annonce à Alberick qu’il doit retourner à son collège. Il sera escorté par mes deux autres compagnons. Puis il se tourne vers moi pour m’annoncer que je quitte l’armée. Selon lui je n’y aurais pas ma place. Encore cette discrimination envers les halflings. Mais bon je dois avouer que je ne suis pas mécontent de partir et ne plus revoir le sergent Stölz.
Le soir nous buvons un verre pour fêter notre départ. Autour de nous, quelques échos de conversations nous parviennent. On entend souvent parler du « Boutefeu du fort Schärz », d’une horde d’ogres brûlés, de dragon, d’un puissant magister... Mais pas un seul mot sur moi et la horde de morveux.
Au cours de la soirée, Reschef part encore un long moment aux latrines. Son état ne s’améliore pas.

Jour 73 : le matin pas relax.
Alors que pour une fois nous n’avions pas à nous lever de bonne heure, c’est Reschef qui nous réveille, étrangement matinal pour une fois. Encore un peu endormi, nous partons rejoindre la péniche à Ubersreik, après un dernier petit-déjeuner militaire.

Jour 79 : Retour à Altdorf.
Nous voici de retour à Altdorf. Aidé par le courant, le voyage fut rapide. Ayant quitté l’armée, je pars chercher ma solde avec Benedikt. Pendant ce temps Alberick retourne à son collège de magie et Reschef retourne part à ses occupations. J’espère qu’il prendra le temps de se soigner.
Une fois mon argent récupéré, j’attends Benedikt. Il m’annonce qu’il a également était renvoyé de l’armée. Je ne comprends pas cette décision, mais je suis heureux de n’être pas le seul dans ce cas.
On se retrouve à la péniche, où Renate à continuer son commerce. Elle nous apprend également que la péniche est officiellement à nous. Devant partir à Delberz, nous décidons d’investir dans quelques marchandises, afin de couvrir les frais du voyage. Pendant qu’elle se charge de ça, nous profitons du temps libre pour acheter un peu de matériel. Ayant une nouvelle armure, je vends mon ancienne, par l’intermédiaire de Reschef. Je suis loin de récupérer le prix d’achat, mais c’est toujours ça de pris.

Jour 80 : Reprise de la chasse aux hérétiques.
Nous sommes réveillés par Renate qui charge les tonneaux sur la péniche. Alors que je m’approche, elle sort son couteau, et menace de castrer le premier qui touche à la marchandise. Je recule prudemment, et part acheter des provisions pour le voyage.
Pendant que nous voguons vers notre destination, nous en profitons pour discuter un peu. Alberick nous apprend qu’il ne peut plus retourner à Altdorf, mais ne veut pas nous en dire d’avantage. Surement à cause de l’affaire du médaillon, qui a dû causer quelques soucis. Reschef nous parle de notre cible, le parchemin d’Alwasid. Il nous conseille également d’éviter un certain Rudy le dingo. Il aurait fréquenté sa femme d’un peu trop près, ou une de ses femmes.

Jour 88: Arrivée à Delberz.
Une fois la péniche à quai, Renata commence le déchargement. Pendant ce temps nous partons retrouver le contact de Reschef, un dénommé Sigmund Tosk. Notre compagnon se fera encore appeler Tim. Apparemment c’est son nom de malfrat.
Nous arrivons donc à la « Choppe argentée ». Nous laissons notre compagnon rejoindre son contact, pendant que Benedikt et moi prenons une pinte au comptoir. Alberick préfère s’assoir seul à une table, ruminant probablement son bannissement d’Altdorf.
Les regards des clients restent pointés vers Reschef, visiblement connu dans ces quartiers malfamés. Nous ne tarderons surement pas à rencontrer Rudy le Dingo. Après une courte discussion, notre compagnon ressort. Nous prenons le temps de finir notre verre avant de le suivre. Il n’a pas réussi à obtenir le nom du client qui l’avait chargé de récupérer le parchemin, mais au moins sa description. Il s’agit d’un grand homme, le teint halé avec un drôle d’accent. Il était accompagné d’un petit homme aux cheveux blancs, accro à la poudre de mandragore, n’ayant plus que trois doigts à la main droite. Ce dernier a laissé échapper le nom de Grussenwald dans la conversation. Nous avons au moins le début d’une piste.
Une connaissance de Reschef, un prêtre de Ranald, a été retrouvée inconscient, baignant dans son sang, juste avant le départ des deux hommes de la ville. Un chandelier lui a été volé. Étrange, c’est le troisième vol de chandelier dont l’on entend parler, et à chaque fois provenant d’un culte différent. On apprend également que Rudy le Dingo a pris la tête de son gang, et que son lieutenant se nomme Oleg le cannibale. Donc en plus du dingue, on aura le cannibale et toute sa bande sur le dos.

Nous poursuivons notre enquête en nous dirigeant vers la maison où Reschef a volé l’étui. Lorsque nous arrivons sur la place du marché, des flagellants de Sigmar sont présents. Leurs flagellations publiques provoquent un attroupement de curieux. Lorsque nous passons à proximité, une vieille folle agrippe Benedikt par le bras et lui dit :
« Tu sers celui que tu combats, et lui combat celui que tu sers. Tu causeras sa perte ! » Puis repart tenir des discours du même acabit aux badauds d’à côté. Je remarque tout de même que cette phrase laisse notre compagnon songeur. Mais tous cela n’est que baliverne, on ne sert pas quelqu’un en le combattant.
Nous arrivons là où se trouvait l’étui. Il s’agit d’une belle demeure, entourée par un jardin à la bretonienne où trône une magnifique fontaine de marbre blanc venant probablement de Tilée. Nous frappons à la porte, et un homme d’une cinquantaine d’année bien habillé nous ouvre. Alberick lui demande s’il est le maître des lieux. Il répond par l’affirmative, d’abord étonné par cette entrée en matière, mais soudain son visage s’illumine lorsque son regard tombe sur la hache à deux mains que Benedikt porte dans son dos. Désirant l’examiner, il nous fait entrer. Sa demeure est emplie d’objets aussi divers qu’exotique. Les murs sont recouverts de tapisseries lointaines, de tableaux et d’objets inconnus. L’homme se prénomme Thomas Redinger.
Nous le suivons jusqu’à un salon comportant moult vitrines, regorgeants d’artefacts étranges. L’homme est tellement attiré par la hache elfique qu’il ne pense même pas à nous questionner sur la raison de notre venue, ni même à nous offrir un rafraîchissement ou quelque chose à grignoter.
Après avoir passé un long moment à examiner l’épée et la hache elfique, nous amenons la conversation sur l’étui que Reschef sors de son sac. L’homme ne semble pas inquiet à sa vue. Apparemment il ignorait même qu’il y avait un parchemin à l’intérieur, ne sachant pas que l’étui s’ouvrait. Il l’a échangé il y a quelques temps contre une jatte à un marchand de Bogenhäfen, probablement Zimler Volkmer, l’homme tué par le chevalier Verner Erzog avant que l’on puisse l’interroger. D’ailleurs, notre hôte confirme nos soupçons en nous parlant d’Aliénor qui serait venu le questionner peu après l’échange.
L’étui lui venait de son frère qui l’avait ramené d’une expédition en compagnie d’un prêtre de Morr. Malheureusement le prêtre fut tué sur le retour, et le frère vagabonde dans le Vieux Monde et il n’est donc pas possible de le questionner. Par contre il a un ami érudit à l’université de Middenheim, Ulrick Kopcke qui s’intéresse aux écritures anciennes. Il pourrait peut-être nous en apprendre plus sur les symboles ornementant l’étui. Il s’agirait d’une écriture de Khemri.

Une autre piste lointaine. Avant de quitter la ville, nous essayons de retrouver le faussaire qui avait effectué la copie du parchemin suite au vol de Reschef. Nous retournons donc voir le contact de notre compagnon. Une fois en possession de son nom et de son adresse, nous lui rendons visite et apprenons qu’il en a gardé un brouillon. Après d’âpres négociations, nous lui achetons. Ne pouvant nous le remettre tout de suite, il nous donne rendez-vous à la Chope Argentée. N’ayant que peu confiance, Reschef et moi-même le prenons en filature dès la sortie de son domicile. Mais l’homme est honnête dans ses affaires malhonnêtes et se rend bien au lieu-dit. Une fois l’échange effectué, j’examine le parchemin. Bien que je ne puisse pas le lire, les symboles m’évoquent de vieux souvenirs d’un journal impie que nous avions détruit à l’époque où j’étais sentinelle du Moot.
Nous partons ensuite à la recherche du prêtre de Ranald, mais malheureusement aucune trace de lui. On décide donc de réessayer demain et retournons à la péniche.

Nous montons à bord, et découvrons que tout est sens dessus dessous. Mais le pire était à venir. On découvrit le corps de Renata dans sa cabine, les vêtements déchirés et éventrée. Les hommes qui on fait ça se sont visiblement acharnés. Une inscription orne le mur. Alberick nous la lit. C’est Rudy qui a fait le coup pour se venger de Reschef. Le dégoût et l’horreur se mêle à notre colère. S’ajoute un sentiment de peur qui me pousse vers la cale, où je trouve heureusement Carla saine et sauve.
Nous n’avons pu protéger Renata, mais nous pouvons au moins la venger. Après avoir payé pour enterrer Renata, notre groupe se mit en route vers l’auberge, plus résolu que jamais. Arrivé sur place, nous remarquons des guetteurs, mais peu importe. Reschef exhorta leur chef à sortir, mais un de ses hommes nous demanda de rentrer dans l’auberge qui leur sert de repaire. Malheureusement, le bâtiment possède des portes et murs opaques, et nous ne savons pas combien de brigands nous attendent.
Notre soif de vengeance est plus forte que notre peur, et nous entrons. Je me poste prudemment près de l’entrée, ma fronde prête à tirer. Un groupe d’une dizaine de personne nous attendent. Rudy fait son entrée, et un échange d’amabilité commence entre les deux, bientôt rejoint par Benedikt, et un colosse qui doit surement être Oleg. Ce dernier cherche à nous provoquer en nous racontant comment ils s’en sont pris à la pauvre Renata. Le Dingo en rajoute en nous apprenant comment le père de Reschef est mort, de la main d’un certain Rob pied de porc, et que la femme qui a osé le tromper travail désormais au bordel.
Étant trop nombreux, Reschef lance un duel à Rudy qui l’accepte. Les deux duellistes descendent dans la fosse. Apparemment ils avaient déjà tout prévu. Armée de son épée elfique, notre compagnon commence par des attaques prudentes, faisant face à des coups plutôt maladroits. Ayant jugé son adversaire, notre vengeur passe à une stratégie plus offensive qui paye. Plusieurs estafilades apparaissent sur « le Dingo », qui commence à montrer des signes de faiblesses. Parant facilement ses ripostes, Reschef pousse son avantage et parvient à le transpercer de sa lame. L’adversaire s’écroule dans un silence assourdissant. Seuls les gargouillis venant de sa bouche emplie de sang se font entendre. Réalisant enfin sa victoire Reschef leur cri :
« Et maintenant, où est Rob, qu’il ose descendre m’affronter !»
Seul Oleg lui répond :
« Si tu souhaites prendre la tête de notre gang, tu devras me passer sur le corps »

Enivrés par sa victoire, Reschef relève le défi. Après un premier combat si habilement mené, nous sommes tous confiants en sa victoire. Pourtant le sourire d’Oleg lorsqu’il sort ses deux lames nous fait douter. Malheureusement les premiers coups échangés confirment notre crainte. Le colosse esquive les attaques aisément malgré sa carrure, et ses ripostes sont violentes. Rapidement notre compagnon titube. J’aperçois du coin de l’œil Alberick qui tente d’incanter discrètement, mais trop tard pour notre ami qui s’effondre après un violent coup dans les reins. Notre regard se tourne vers Benedikt, le seul de nous trois étant de taille à remporter un duel, mais l’adversaire l’impressionne. Et je crois même deviner un petit sourire lorsque son regard se pose sur Reschef toujours inconscient.
Nous devons accepter que nous ne sommes pas de taille, et récupérons notre camarade sous les hués des malfrats. Emplis de honte et de rage, nous regagnons notre péniche. Benedikt soigne Reschef, entre deux reproches. Ignorant à qui nous avions affaire, nous avons négligé la protection de Renata. Mais je dois avouer que nous avons tous une part de responsabilité, et la leçon est rude.
Connaissant maintenant notre ennemi, nous savons qu’une approche directe est impossible. Ne désirant pas repousser notre vengeance à un autre jour, nous mettons au point un plan d’attaque pour cette nuit, après qu’ils aient arrosés leur victoire.
En attendant la tombée de la nuit, nous commençons à ranger les affaires de notre défunte amie. Nous y trouvons sa licence de commerce, et une transaction. Elle a échangé le vin que nous avons apporté contre un chargement de bois qui doit nous être livré. Il y a également ses affaires personnelles, comprenant ses propres vêtements, 1 couteau, 7 gamelles en fer, 12 couteaux et fourchettes de table, 300 épingles, 3 rouleaux de ruban coloré, 1 lanterne, 1 briquet, 6 couvertures, 10 m de corde, 9 rouleaux de ficelle, 13 fils à pèche + hameçons, 25 aiguilles à coudre, 1 scie à bois, 11 dès en os, 1 peigne, 3 brosses, 2 paquets de carte et 6 savons, 1 flute à bec et 3 chopes en bois.

Jour 88 (suite) : Vengeance froide
Le soleil déclinait, tout comme la combativité de mes compagnons. Benedikt doutait de nos chances de victoires, il faut dire que la vue de Reschef boitillant sur le pont n’était pas très encourageante. Seul Alberick et moi-même souhaitions encore en découdre à la nuit tombée. Mais le combat était déjà risqué à quatre, il était inenvisageable de le mener à deux.
Ajoutant Oleg sur notre liste toujours plus longue, nous décidions la mort dans l’âme de repousser notre vengeance.

Jour 89 : Une nouvelle corde à ma fronde.

Après une nuit à ruminer nos nombreuses futures vengeances, nous avons reçu la cargaison de bois achetée par Renata. Aucun de nous n’étant marchand, nous décidons de retourner voir le faussaire afin de faire une copie de la licence de marchand de notre défunte associée. Après un court débat, elle fut mise à mon nom. Nous avons peu confiance en Reshef, Benedikt n’est pas toujours le plus diplomate, et Alberick doit donner une partie de ses revenus à son collège. Devant passer une journée sur ce travail, il nous donna rendez-vous le lendemain à la chope argentée. Nous allons ensuite voir Thomas Redinger afin de lui vendre des pièces elfiques. Plutôt intéressé il nous en prit une dizaine contre un bon prix.

Jour 90 : Départ de Delberz
Plus que quelques heures dans cette maudite ville. Nous allons récupérer la licence à la chope argentée. Sigmund sert encore d'intermédiaire, et en profite pour railler Reshef sur sa défaite contre Oleg. Après avoir acheté des provisions pour le voyage, nous retournons vers la capitale pour rejoindre par la suite Middenheim et traduire le parchemin.

Jour 94 : Rereretour à la capitale.
Alors que nous approchions de la ville, nous apercevons une péniche à la dérive. Approchant prudemment, nous l’abordons, arme en main. Mais nul âme à bord, ni trace de combat. Alberick remarque son amarre rompue. Nous décidons de la remorquer jusqu’en ville.
En arrivant au port, des agents nous contrôlent. Tout étant en règle, ils nous disent d’aller à la capitainerie afin de remettre la péniche trouvée et de toucher une prime de cent couronnes. Alors que nous préparons notre voyage vers Middenheim, Alberick propose de nous rendre au collège lumineux afin de voir s’ils peuvent traduire le parchemin. Suivant des chemins tortueux à travers la ville, où plus d’une fois je ressentis le désir de faire demi-tour, Alberick nous mena jusqu’au collège Lumineux. Nul lieu ne mérite d’avantage cet adjectif. Il s’agit d’une immense pyramide, étonnamment invisible depuis les rues d’Altdorf. De ce bâtiment irradie une lumière bienfaisante, s’insinuant dans les moindres recoins, et dissipant toutes ombres. Frappant à la porte, un acolyte tout de blanc vêtu nous laisse entrer. Nous attendons dans une salle emplie de lumière qu’un mage nous rejoigne. Nous adressant à peine un regard, il salue Alberick et se présente comme Lars Eckert. Après un rapide résumé de notre aventure, ce dernier lui demande si le collège lumineux serait capable de traduire le parchemin d’Alwasid et son étui. Il lui répond qu’évidemment oui, mais que ça prendra au moins quatre semaines. Il nous apprend également qu'il s'agit de Haut Nehekharien et concerne de la magie néoromantique. Il demande ensuite pourquoi le collège flamboyant ne peut pas le faire. S’en suit une discussion où l’on ressent toute la compétition entre les différents collèges d’Altdorf.
Après cette discussion aussi longue et ennuyeuse qu’un jour sans tourte, nous regagnons notre péniche, puis vers notre dernière piste, les deux hommes de Grissenwald. Préparant le voyage, je remarque que notre route passe par Komperbad, et une petite voix dans ma tête me rappelle que j’ai une piste là-bas sur mon père.

Jour 97: Arrivée à Komperbad
Après plusieurs jours monotones le long du fleuve, nous arrivons à notre première étape. La ville est impressionnante, non par sa taille, mais par son emplacement. Située en haut d’une montagne, tous les échanges avec le fleuve se font par un ingénieux système de poulies et de nacelles. C’est donc peu rassuré, et après avoir dû abandonner une fois de plus Carla que notre ascension se fit. Reschef et moi-même partons à la recherche d’un acheteur pour notre cargaison. Nous en tirons rapidement un bon prix. Ne repartant que demain, j’ai tous le temps libre pour se mettre en quête de Rudy Chaumine, seule piste vers mon père.
Après avoir interrogé quelques halflings, j’apprends que Rudy traîne souvent à la taverne « Le clou rouillé ». Plus je m’approche, plus les maisons sont miteuses et les rues étroites. Je commence à regretter d’avoir laissé mes compagnons.
Arrivé à la taverne, je trouve rapidement Rudy. Ses informations sont assez confuses. Mon père serait un cuisinier ou un commis au service d’un noble impérial en visite protocolaire dans le Moot, mais son père, Oscar Chaumine, qui se trouve à Dottembar aurait plus d’informations. Problème, le bougre n’est pas commode, mais heureusement il sait comment y remédier. Il possède une caisse de livre, et me demande de lui amener. Vrai solution pour l’amadouer, ou bien saisit-il l’occasion pour un transport gratuit ? Peu importe, c’est ma seule piste, et je ne peux pas passer à côté. Il me prévient que ces livres sont assez spéciaux, et que je dois rester discret. Ça ne va pas plaire à Benedikt, et ce n’est pas vraiment notre route. Comme me disait le sergent, une tourte se mange une part à la fois. Je récupère donc la caisse et je verrais la suite après. Rudy m’amènera donc la cargaison cette nuit. Il me propose ensuite un chargement de grains à un bon prix. Seul problème il n’y a aucuns papiers. Ne pouvant prendre cette décision seul, je lui redirais la réponse cette nuit. Je regagne donc la péniche et mes compagnons, peu séduit à l’idée de transporter du grain volé.
Alors que nous nous reposions sur le pont, nous apercevons un détachement de fantassins impériaux escortant un noble, venant négocier pour une histoire de taxe. Nous dînons ensuite sur le pont de la péniche, et juste avant le souper, Rudy arrive. Il demande pour le grain, mais je refuse. Il insiste un peu, mais devant l’air aimable de Benedikt il cesse rapidement. Il m’aide à emmener la caisse près de mon lit, et étonnamment mes compagnons ne me posent pas trop de questions. Nous partons ensuite nous coucher avant d’entamer une nouvelle étape.

Jour 98 : Mauvaise mine d’Alberick
Ce matin Alberick a une drôle de tête. Il semble avoir passé une mauvaise nuit, et je me souviens l’avoir entendu remuer dans son sommeil.

Jour 99 : Explications
Alberick se réveille avec une tête vraiment affreuse. Je le vois faire plusieurs fois le tour de la péniche. Il revient ensuite me voir, me demandant ce qu’il y a dans la caisse. Je tente d’esquiver, mais Benedikt s’en mêle. Je n’ai d’autre choix que de leur montrer la caisse et de tout expliquer. Alberick fouille dans les livres. Apparemment il s’agit de livres chaotiques. Le père de Rudy va devoir s’expliquer. Je sens déjà le regard de Benedikt s’enflammer à l’idée de chasser de l’hérétique. Je demande juste à mes compagnons de me laisser obtenir mes informations avant de l’interroger. Au final ces livres pourraient bien être liées à notre quête.
Le reste de la journée, Alberick se plonge dans la lecture d’un des livres de la caisse. Il s’y intéresse de plus en plus, j’espère que c’est juste pour mieux connaître notre ennemi, et qu’il ne va pas passer du mauvais côté.

Jour 100 : Arrivée à Grissenwald.
Après quelques jours, le fleuve se sépare en deux. Gisant entre les deux bras, la ville s’étend, des quartiers pauvres du port jusqu’aux quartiers riches de la Hauteville. Nous nous amarrons, et pendant que Benedikt et moi gardions la péniche, nos deux compagnons partent à la recherche de nos deux cibles.
Ils reviennent quelques temps après avec un colis à remettre en échange de quoi Otto la belette un dealer de mandragore nous informera sur nos deux cibles. Encore une histoire qui va rallonger notre liste.

Jour 100 (suite) : Viande avariée
Nous accompagnons donc Reschef dans sa livraison de colis pour « Le Gros Klauss ». L’ayant ouvert, on savait qu’il s’agissait d’un énorme étron. L’homme étant entouré de deux impressionnants dockers, nous décidons de rester à prudente distance et en laissant notre compagnon accomplir seul sa quête. Après avoir remis le colis et fait prudemment quelques pas en arrière, une conversation s’engagea. Elle fut rapidement interrompue lorsque Reschef prit les jambes à son cou, poursuivit par les deux colosses. Je saisis mon arme, mais voyant mes deux compagnons impassibles, je m’arrête. J’ignore si Benedikt a confiance dans les talents de coureurs de Reschef ou s’il espère assister à une seconde correction.
Alberick nous conduit ensuite à la taverne où se trouve Otto la belette. A peine arrivé que nous retrouvons notre compagnon, bien essoufflé mais intact. Après avoir repris son souffle, il rentre afin de récupérer les informations du dealer. On apprend que l’homme que nous recherchons s’appelle Marten et est un serviteur de la famille Popmeyer, des riches nobles ou marchands habitants à Grissenwald. Après avoir obtenu l’adresse, nous nous rendons sur place pour un premier repérage des lieux.
La maison est entourée par un haut mur, et l’unique accès est barré par un impressionnant portail bleu. Tandis que mes compagnons partent en quête d’information sur la famille, je reste faire le guet, espérant voir notre homme, mais en vain. Le soir venu, nous nous retrouvons pour dîner et nous reposer, afin d’être en pleine forme pour fouiller la demeure.
Après un bon repas et un court repos, on se mit en route. Arrivé sur place, Reschef crochète habilement le portail, avant même que j’ai le temps d’escalader. Dans un grincement lugubre, rapidement atténué par l’huile de Benedikt, nous pénétrons dans la propriété. Une odeur de souffre et de putréfaction assaille nos narines. Les rares arbres semblent maladifs, comme manquant de lumière, mais difficile d’en être sûr de nuit. Alberick marque un temps d’arrêt, visiblement perturbé. Il se tourne vers nous, puis me touche le visage. Ses propos sont incohérents, un liquide nous coulerait des orifices, ce serait de la magie néoromantique. Pas tout compris, mais il m’inquiète. Peut-être a-t’ il passé trop de temps à lire dernièrement, tellement qu’il ne prenait presque plus le temps de manger, et se contentait de trois repas. C’est inquiétant.
Un peu d’action lui fera du bien. On repart donc vers la maison, sise au milieu d’une cour, entourée par un mur se situant à cinq mètres environ tout autour. Le premier étage en bois surplombe un rez-de-chaussée en belles pierres. Approchant discrètement, on fait le tour afin de repérer d’autres entrées, mais en vain. Revenant à la porte, Reshef fait une fois de plus démonstration de ses talents. Dans un nouveau grincement, la porte s’ouvre, révélant un couloir obscur. Alberick use de sa magie pour allumer son bâton, apportant visibilité et courage à notre groupe.
On commence par explorer la pièce de gauche. Il s’agit d’un fumoir, ou je pu refaire ma réserve de tabac qui fondait à vue d’œil lors de ses longues croisière monotone le long des fleuves de l’Empire. Après une fouille rapide, on continue par la salle à manger, aussi vide d’occupant que de mets.
Dans la pièce suivante, un homme nous attend, tranquillement, dans un fauteuil.
« Ainsi vous voilà. Vous en avez mis du temps !! Je commençais à penser que vous n'arriveriez jamais, mais finalement Il ne se trompe jamais. Je n'aurais jamais dû douter. Alors, que puis-je pour votre service ?"
Il s’agissait de Marten, visiblement confus et mal en point, mais pour un homme accro à la poudre de mandragore, rien de moins étonnant.
"Ils sont là... enfin... ! Je les reconnais, ce sont eux... je les ai vus dans le miroir Le marteau, la dague la pierre et la flamme !!" Dit-il en se tournant vers le miroir brisé.
« Où se trouve le parchemin ? » Questionnais-je.
« Ce que vous recherchez se trouve à Nuln, et je vous conseille ne de pas trop tarder si vous voulez... enfin, c’est comme vous voulez. C'est votre chemin, et il vous conduira vers un destin plus grand encore. Vous sentez cette destinée qui vous porte ? »
Il se tourna ensuite vers Benedikt : "Toi aussi tu l'entends murmurer à ton oreille ! Elle guide tes pas depuis longtemps... tu le sais.""

L’homme est ensuite saisit d’un rire dément. Je tente de le calmer par un soufflet, mais rien n’à faire. Il commence ensuite à s’étouffer. Benedkit tente de le maintenir en vie, mais c’est déjà trop tard. Près du fauteuil se trouve un livre de torture venant d’Arabie, et la gazette des avoués et des scribes de Grissenwald. Après avoir examiné le miroir, qui semble on ne peut plus normal, on ressort de la pièce.
La prochaine salle est close par deux portes massives en chêne. Me tenant en retrait avec le mage, nos deux compagnons ouvrent la porte. Soudain deux squelettes jaillissent. Ma fronde commence à tournoyer, et avant qu’ils tapent, j’en mets un à terre. Reshef blesse le second, tout en évitant ses coups, ce qui me laisse le temps de me placer pour l’achever. La surprise fut telle que ni Benedikt ni Alberick n’eurent le temps de réagir. Apeuré par ce combat, un chat s’enfuit dans les escaliers du fond de la salle.
Désirant explorer tout le rez-de-chaussée, nous refermons la porte et continuons l’exploration. A part un casque noir dans un placard à balais (étrange), et une réserve de nourriture, il n’y a rien d’intéressant. Chose étrange, une chandelle s’allume lorsque l’on ouvre la porte d’une des chambres. Reschef y trouva un pendentif représentant un scarabée.
A l’étage, la première pièce est remplie de trophée de chasse, dont un étrange loup qui semble nous suivre du regard. Intrigué, notre voleur tapote dessus, craignant comme moi un danger. Par précaution, je sors ma dague pour lui crever les yeux, mais ils étaient faits de verre.
Après une buanderie, et d’autres pièces toutes aussi intéressantes, on arrive dans une autre chambre. Accrochée sur un lit se trouve une femme, à la peau aussi blanche que le lait. En s’approchant, on reconnait Aliénor, la femme qui, accompagnée par un prêtre et un templier de Morr, nous avait pris la copie du parchemin d’Alwasid. Visiblement torturée, Benedikt tente de la soigner. Emergeant à demi de son sommeil, sa voix faible nous avertit :
« C’est un faux, nous avons échoué. Il lui fallait un cœur, il a échoué. Empêchez-les ! »
Son teint vient-il du fait qu’elle est affaiblie ? Ou bien l’a-t-on transformée en vampire ? Par cette nuit, pas moyen de vérifier, mais au lever du jour j’en aurais le cœur net. Benedikt se méfie également et on la laisse attachée, le temps de fouiller l’étage.
On arrive dans un bureau aux couleurs criardes et plein de livres étranges. Plusieurs volumes attirent notre attention, car les symboles ressemblent à ceux présents sur le parchemin d’Alwasid. Ces bouquins pourraient aider à le traduire. Nous découvrons également une liste : Cœur d’un fils de Nagash, candélabre de cinq dieux souillés par le sang des prêtres, prêtre vivant du dieu de la mort, scarabée templier, Octogramme en poussière d’or d’un mètre de côté, lecture parchemin, dague à la lame d’argent. On dirait les éléments nécessaires à un rituel, et de ce que nous avons, ils en ont déjà plusieurs en leur possession. Après plusieurs pièces sans intérêts, et un coffre rempli de pièces, on atteint enfin la dernière salle.

L’ouverture de la porte laisse s’enfuir une épaisse fumée. Une fois le nuage un peu dissipé, on aperçoit des fioles aux contenus étranges. Benedikt rentre dans la pièce qui est plongée instantanément dans le noir. Il ressort et Alberick invoque des feux follets. Cela suffit visiblement à rompre le maléfice, car le phénomène ne se reproduit plus.
Pénétrant prudemment, on aperçoit des formes humanoïdes percer les volutes de fumée. D’effrayants zombies nous barrent le chemin. Benedikt est paralysé par la peur, alors que nous engageons le combat. Les lentes attaques de nos ennemis sont faciles à esquiver, mais leur nombre ne cesse d’augmenter. Plus inquiétant, un ennemi en armure noire approche derrière eux. Son apparence rappelle le templier de Morr. Lorsqu’il arrive au contact, Reschef est saisit à son tour par la peur. De temps à autre, on peut entendre un ricanement dans le fond encore embrumé de la pièce.
Un zombie me charge et alors que j’esquive ses attaques, j’entendis Alberick hurler de douleur. Lorsque je jette un œil vers lui, je vois un chat partir en feu. Le combat tourne en notre défaveur. L’ennemi en armure, met à terre Benedikt, et continue sa route vers le mage. Reschef est réduit à parer les coups, mais il commence à flancher. Un zombie m’attaque à nouveau. Esquivant l’assaut d’une roulade, je me retrouve à côté de Benedikt. N’écoutant que mon courage, j’ignore les ennemis proches afin de sauver la vie de mon fidèle compagnon en lui faisant boire tant bien que mal une potion de soin.
Retrouvant toute sa vigueur, il charge son agresseur, armé de sa puissante hache à deux mains. Les coups de Benedikt et les boules de feu eurent raison de lui, mais malheureusement un diablotin apparut près d’Alberick. Il en fallait plus pour arrêter notre zélote de Sigmar, qui, galvanisé par cette vengeance, charge l’intrus qui disparait, comme happé par son maître démoniaque.
Pendant ce temps, Reschef tombe à son tour sous les nombreux assauts des zombies. Encerclés, Benedikt fit de larges moulinets de son arme, peu efficaces, et manquant de peu de décapiter notre mage. Abatant un ennemi de plus, je me retourne pour voir un zombie tournait sur lui-même. Le nécromant doit fatiguer. Saisissant cette opportunité, je sauve une fois de plus un compagnon. A quatre, le combat fut vite terminé. Une fois les zombies éliminés, il ne reste plus que leur maître à pourfendre.
Sortant des fumées, un petit être au visage hideux nous demande de nous écarter. Nous sommes tous terrorisés, excepté Alberick qui lance une boule de feu. Le nécromant s’approche de lui, et lorsqu’il le touche, notre compagnon hurle une fois de plus de douleur. Mais il a plus d’un tour dans son sac, et malgré sa souffrance, il s’enveloppe de flammes, obligeant l’adversaire à reculer. Saisissant cette opportunité, je l’abats de deux pierres, mettant fin à ce long et périlleux combat. Sortant de sa torpeur, Benedikt tente en vain de le ranimer afin de l’interroger.

Jour 100 (resuite) : Un petit dernier pour la route.
Après avoir récupéré un peu du combat, et qu’Alberick ai retrouvé des vêtements, nous fouillons les corps de nos ennemis. Le nécromant portait une robe gravée de runes semblant suinter d’un liquide noir et sentant l’œuf pourri. Après examen, Alberick la revêtit. A son contact, les runes changèrent et se mirent à briller. De plus l’odeur devint celle de la fumée, et comme je le remarquai les jours suivants, elle attire toujours la fumée. Au moins nous n’aurons plus les yeux qui piquent lorsque je cuisinerais sur les feux de camp. Il récupéra également plusieurs potions étranges.
L’épée du templier de Morr est gravée de runes naines, qu’Alberick décrypte comme améliorant grandement l’attaque. Étant trop encombrante pour moi, elle vient s’ajouter à l’arsenal de notre ami Benedikt qui possède plus d’armes que nous trois réunis.
Alors qu’il part en compagnie de Reschef fouiller le reste de la maison, je vais voir si Aliénor va mieux, en compagnie du mage. A notre arrivée, nous la trouvons réveillée, et avec une meilleure mine. Elle demande bien sûr qu’on la détache, mais nous refusons pour le moment, d’une part pour s’assurer qu’elle n’est pas devenue un vampire, et je dois bien l’avouer, par un certain désir de vengeance, suite à son air hautain et méprisant de notre dernière rencontre. Nous apprenons grâce à elle que plusieurs nécromants se trouvaient dans cette maison, mais qu’ils sont partis vers Nuln ce qui confirme les dires de Marten. L’homme grand au teint hâlé se trouve bien avec eux, et est également un sorcier. C’est lui qui a piégé Aliénor et son groupe, en se faisant passer pour un tueur de vampire. C’est ainsi qu’ils ont obtenu le cœur d’un fils de Nagash, un des composants de leur rituel. Après qu’Alberick lui ai bien fait comprendre l’erreur qu’elle a faite en nous méprisant, nous décidons tout de même de la libérer. Bien qu’elle refuse de nous suivre à Nuln, nous combattons les mêmes ennemis.
Alors que nous descendions l’escalier, on vit Benedikt et Reschef pétrifiés. Réagissant promptement Alberick lança un sort afin de nous donner du courage. Cela me fut bien utile lorsque j’atteignis la dernière marche et découvrit une monstruosité informe, d’où saillaient différents appendices, œil et bouches, à divers endroits de son corps.
Surmontant ma peur, je saisis ma fronde et commença l’attaque. Reschef reprit ses esprits et se rua à l’assaut, suivit par Benedikt qui pourfendit le monstre qui disparut dans un nuage de fumée, qui une fois dissipé, révéla deux monstres bleus, plus petits mais tout aussi repoussants. J’en abatis un et le second disparut dans une boule de feu. Une fois le calme revenu, nous apercevons une traînée de sang nous menant à Marten, le ventre grand ouvert, comme si le monstre en était sorti.
Alors que nous discutions de comment ramener notre butin à la péniche, et que Reschef envisageait de louer la maison, une odeur de fumée arriva jusqu’à nous. N’ayant plus de temps, on abandonna tout sur place, hormis un plat en argent porté par notre cupide compagnon.
Aliénor quitta notre groupe. Apparemment faire un rapport à son ordre est plus important que d’interrompre un puissant rituel nécromant. Je me demande comment l’Empire a pu survivre aussi longtemps avec de telles méthodes. Heureusement que les sentinelles du Moot sont plus efficaces.
Une fois à la péniche, nous prenons une petite collation pendant qu’Alberick fait sa lessive puis nous sombrons dans un sommeil parsemé de cauchemars remplis de zombies.

Jour 102 : Nuln ne le sait !
Après un jour et demi de voyage, nous arrivons dans l’après-midi à Nuln. Si Altdorf m’a impressionnée par sa démesure, ce n’est rien comparé aux impressionnantes murailles de cette ville. Véritable capitale de la poudre à canon, la moindre ouverture dans ses défenses laisse apercevoir un impressionnant fût, prêt à repousser toute armée assez folle pour l’attaquer, que ce soit par terre, ou par le fleuve où d’immenses chaînes sont prêtes à interdire tout passage.
Arrêté par un navire lourdement armé, nous sommes ensuite guidé jusqu’au quai. Dès l’accostage, des agents viennent nous questionner sur notre venu et notre cargaison. A la vue de ma caisse de livre, ils nous demandent d’attendre qu’un magister arrive. J’espère qu’ils ne vont pas nous faire perdre trop de temps. Morslieb sera pleine ce soir, et nul ne sait ce qui arrivera alors.
En attendant, Reschef nous parle de l’ancienne femme de Rudy le dingo, qui serait à Nuln dans un bordel tenu par l’assassin de son père, Rob pied de veau. Bien que je comprenne son désir de vengeance, nous n’avons pas le temps de régler nos affaires personnelles.
Après quelques temps, des gardes en uniformes noirs arrivent, escortant le magister Godfried Ulcke, au visage doré, et à la main en or. Il questionne Alberick qui semble plutôt détendu. Il nous signale ensuite que nous devons nous enregistrer auprès des autorités du port. Notre péniche doit rester ici pour cette nuit, mais étant en zone de transit nous ne pouvons dormir à l’intérieur. Alberick lui explique la situation. Il n’a pas de piste à nous donner, mais on peut le trouver au palais de la comtesse Emanuelle si besoin.
Je pars donc nous enregistrer en compagnie de Reschef, visiblement anxieux et lançant de nombreux regard derrière nous. Il aurait surpris un homme nous observant. Une fois dans le bureau, un humain au visage dur, couvert de cicatrices, se nommant Letto nous aborde pour nous demander si nous n’avions pas un certain Göttfried Rüdiger sur notre bateau. Il lui semble l’avoir aperçu et, si jamais il veut le revoir, il sera à la taverne de la « Hache ébréché ». A son accent, il semble être un compatriote de Benedikt. Notre compagnon aurait donc lui aussi un pseudonyme et une histoire à cacher ?
A notre enregistrement, personne portant le nom de Asan ou Elkan n’est venu dernièrement. Nous allons donc devoir fouiller la ville avec les maigres indices que nous possédons. Nous interrogeons notre ami à propos de Letto. Il connaît bien l’homme, et nous dévoile son sombre passé.
Jeune idéaliste, il se rejoignit la Brigade rouge de Leto Aupfheimer. C’est avec ce groupe qu’il réalisa un attentat, faisant de nombreuses victimes. Bien que riche, sa famille ne put le protéger plus longtemps, il dût s’enfuir. Découvrant la corruption de la brigade, il fonda avec quelques compagnons la « bande des dix couteaux », vivant de rapines et de vol de bétail. Après plusieurs années, il arriva à Essen, près de la frontière avec la Sylvanie afin de détrousser une caravane d’explorateur. Mais le nobliau menant l’expédition était en réalité un vampire, et l’embuscade tourna au désastre. Poursuivit, il s’enfonça dans le marais de Hel Fenn. Encerclé par les zombies, il tomba dans la vase. Luttant pour se relever, sa main se posa sur un pendentif représentant le marteau de Sigmar. Se raccrochant à cet espoir, il se mit à prier alors que les mains des zombies l’entraînaient au fond du marais. Lorsqu’il tomba inconscient, une douce et chaude lumière réconfortante l’entoura. Il se réveilla quelques jours plus tard dans une paisible clairière, complétement nu et serrant toujours le pendentif dont la silhouette resta gravé dans sa main. Au centre de la clairière, se trouvait le squelette d’un prêtre de Sigmar adossé contre un arbre, entouré de cadavres d’hommes bêtes. Trouvant son journal intime, il prit son identité et son équipement. Après avoir offert une sépulture à ce vieil homme, il décida de changer de vie et de rejoindre le temple de Sigmar.
Il quitta l’Ostermark et passa les années suivantes à sillonner l’Empire. Il rencontra Werner, prêtre de Sigmar, membre de l’ordre du marteau. Parcourant l’Empire ensemble, il devina le passé de Benedikt, mais face à sa volonté de se racheter il garda ce secret pour lui et l’aida même à entrer au temple de Sigmar de Talabheim.
Après avoir trouvé une écurie pour Carla, j’accompagne Alberick à la bibliothèque afin de découvrir ce qu’est un scarabée templier. Pendant ce temps, Benedikt se rend au temple en compagnie de Reschef. Trouvant une université, le mage découvre lors de ses lectures que le scarabée templier n’est qu’un vulgaire insecte que l’on trouve plus au Sud. Un élément simple à trouver et qui doit certainement déjà être dans les mains des nécromants.
Nous retrouvons nos compagnons à la taverne de la « Hache ébréché ». Benedikt est déjà en compagnie de Letto, plongé dans leur discussion, ce qui nous laisse le temps de prendre une pinte, puis un repas douteux dès qu’il nous rejoint. Son ancien ami n’a pu nous aider dans notre quête et il n’a pu obtenir d’informations au temple. Notre moral suit désormais l’inarrêtable déclin de l’astre céleste. A court d’idées, Reschef tente de glaner des informations près des jeunes vauriens que l’on trouve dans toute ville de l’Empire. Nous allons ensuite louer une chambre à la « Lance Souillée », surtout pour donner un point de rendez-vous aux gamins des rues. N’ayant autres chose à faire, nous demandons à l’aubergiste s’il connaît un Rob pied de veau qui tient un bordel. Il nous apprend que nous pouvons le trouver à la « Veuve qui pisse ».
Arrivé sur place, le bâtiment est encore pire que ce que peut laisser penser le nom. Après avoir traversé plusieurs rues mal famées, nous pénétrons dans ce bouge. Nous sommes interpellés par une ivrogne édentée, au nez fracturée et à l’hygiène plus que douteuse. Elle me dit même qu’ils font un prix pour les petits. Je refuse l’offre, d’une, j’ai une taille plus qu’honnêtes pour un halfling, de deux, je ne tiens pas à laisser des bâtards sur mon chemin, et de trois je suis sûr de trouver sur elle plus de champignons que dans toutes les forêts du Moot. En s’approchant, elle reconnaît Reschef. Il s’agit de son ancienne conquête Lisa. Le temps a dû salement l’amocher, ou alors notre ami a vraiment des goûts bizarres. Dire que Renata est morte en partie à cause de cette cagole.
Nous prenons une bière plus claire que nos choppes, et tendons l’oreille pour entendre les retrouvailles de ces deux amants. Elle est prête à tout nous dire sur Rob en échange de six pistoles d’argent. Apparemment son patron est introuvable depuis plusieurs jours. La rumeur dit que des écailles seraient apparues sur son corps et qu’il est partit au marché de la nuit. Un lieu dans les égouts où se retrouvent les pires parias de la société. Par contre elle ignore tout sur le nécromant.
Après avoir fait preuve une fois de plus de son absence de remord face au destin de son ancienne amante et de sa vénalité, Reschef quitte la salle sans avoir lâché un sou et sous les insultes de la prostitué. Ayant finit notre pinte, nous le suivons dans la rue, aussi noir que notre humeur. N’ayant désormais plus de pistes, et ne pouvant trouver Rob dans ces immenses égouts, nous retournons à la Lance Souillée chercher un peu de repos, espérant que le rituel n’aura pas lieu cette nuit.

Jour 103 : Nuln ne peut nous arrêter !
Allongés sur nos paillasses, nous attendons dans l’angoisse, sombrant parfois dans un demi-sommeil. Au fil des heures, l’espoir commence à renaître, et le calme de la rue, perturbée par quelques soiffards, nous pousse à l’optimisme.
Soudain un cri semble surgir de nulle part et nous nous retrouvons debout en moins de temps qu’il n’en faut pour vider une pinte. Nous vérifions notre équipement pendant qu’Alberick nous explique qu’il a ressenti un déchirement dans l’Éthyr. La peur s’empare que moi, d’avantage à cause de son air paniqué que par ses incompréhensibles explications.
Nous arrivons dans la rue arme en mains. Les cloches de la ville retentissent, ajoutant à l’angoissante atmosphère. Alberick aperçoit, ou ressent des présences dans le ciel, comme de gros oiseaux. Nous cherchons un indice sur la localisation des nécromants lorsque des tirs attirent notre attention. Cela semble venir du centre de la ville, et notre course nous amène à travers rues et ruelles jusqu’à un croisement, lieu de l’affrontement d’une impressionnante phalange de Myrmidia et d’une horde de squelettes. Le mur de bouclier hérissé de lance peine à faire face aux morts-vivants armés de lames recourbées. Alors que nous approchons, un squelette de plusieurs mètres s’avance et commence à ouvrir une brèche dans les défenses des lanciers. Seul la présence d’une prêtresse, visiblement habituée au combat leur permet de tenir. Son œil aguerri nous repère malgré la mêlée.
« Vous-là, si vous savez vous battre aidez-nous. Tuer le géant on s’occupe du reste. »
Sa voix autoritaire nous fait avancer tous comme un seul homme, et sans se concerter nous entamons le combat. Reschef et Benedikt l’entoure prudemment, et leurs coups, bien que peu efficaces, attirent suffisamment son attention pour qu’Alberick et moi-même puissions l’attaquer. Les pierres et les projectiles commencent à fracturer plusieurs os tandis que nos amis esquivent ou parent ses coups. Soudain une fournaise entoure son corps, réduit rapidement en cendres. Ses runes brillants encore plus que d’habitudes, notre magicien vient de terrasser le monstre. Alors que les lanciers en finissent avec les derniers squelettes, notre regard se tourne vers le centre de la ville et notre prochain affrontement.

Jour 103 (suite) : Nuln ne le comprend !
Nous continuons notre chemin vers le centre-ville. Des bruits de combat s’ajoutent aux carillonnements incessants des cloches des tours de garde. Alors que nous arrivons dans un carrefour, un cri retentit :
« Barrez-vous de la ligne de tir abrutis ! »
Je me couche au sol juste avant que les balles me sifflent aux oreilles. Relevant la tête, j’aperçois à droite une ligne d’arquebusiers canardant les squelettes de notre gauche.
« Restez-pas là les demeurés ! »
Reconnaissant la politesse militaire qui me rappelle le doux sergent Stölz, je déguerpis avec mes compagnons, laissant aux soldats le soin de s’occuper des mort-vivants pendant que nous cherchons les nécromants.
Deux rues plus loin, nous apercevons des citadins, armés de bric et de broc face à une dizaine de squelettes. Ne pouvant laisser mourir ces malheureux, nous rejoignons les hostilités. Néanmoins les squelettes furent suffisamment prompts pour nous engager tous les quatre, nos deux bretteurs étant paralysés par la peur et blessés dès le premier assaut. J’esquivai l’attaque me visant tout en dégainant ma hache. Pendant que Benedikt se ressaisissait et commençait le carnage, j’aperçus du coin de l’œil Alberick se mettre prudemment en retrait. Après une nouvelle attaque évitée, je démoli la rotule de mon adversaire qui s’effondra comme un soufflet raté. Sans lui laisser le temps de se reprendre, j’écrasai son crâne. Benedikt finit rapidement le travail avant de porter secours aux derniers citadins vivant. Ayant l’avantage du nombre, ce fut chose aisée.
Après avoir aidé comme nous pouvons les blessés, nous repartons vers le centre de la ville. Les squelettes sont de plus en plus nombreux, nous devons donc être sur le bon chemin, mais cela complique également notre avancée. Nous décidons donc de passer par les égouts.
Quittant la surface, nous troquons le risque de rencontrer des morts-vivants, contre la puanteur et l’obscurité du sous-sol de Nuln. La lumière des feux follets nous révèlent des tunnels de très bonne facture, et des anciennes sculptures qui détonnent avec parties rénovées récemment. Nous continuons notre chemin lorsque nous entendons de nombreux couinements se rapprocher. Sortant d’un tunnel auxiliaire, une nuée de rats géants courrait dans notre direction. Alors que je saisissais ma fronde, Alberick invoqua un mur de flammes qui les força à choisir une cible plus facile.
Une fois près du fleuve, nous remontons à la surface. Le bruit des combats se fait plus fort. Nous apercevons le donjon de fer tirant sans discontinuer sur les ponts y menant. Au moins la ville possède une garnison efficace. Espérons qu’elle tienne assez longtemps pour qu’on mette fin à cette invasion. A côté, l’île d’Aver projette une puissante lumière. La source nous est cachée par les bâtiments, mais c’est surement là que se produit le rituel. Malheureusement les ponts y menant déversent un flot incessant de squelettes et de géants d’os. Le seul accès est donc le fleuve. Regagnant les égouts, nous nous dirigeons vers les docks pour retrouver notre péniche.
Alors que nous avançons, un groupe vient à notre rencontre, visiblement armés. Saisissant nos armes, nous commençons à distinguer les mutants qui approchent. Restant sur nos gardes, nous tentons une approche amicale. Nous avons assez d’ennemis comme ça, et puis l’édit impérial interdit désormais de les tuer.
« Bonsoir, leur lançais-je. Faites attention, ils y a des squelettes en surface de ce côté. »
« De ce côté également, mais chez nous, en bas, c’est calme », répondit ce qui semblait être leur meneur.
« Pouvez-vous nous indiquer les docks, demanda Benedikt »
« Vous-êtes dans la bonne direction, les docks sont tout droit. »
Descendant dans le flot immonde des égouts, ils nous laissèrent passer sans encombre. Les mutants ne sont donc pas tous des serviteurs du chaos ? Cela ébranle mes convictions et ma formation de sentinelles halflings. Bien que rares dans le Moot, nous avions toujours pourchassé tous mutants.
Un peu plus loin, d’énorme fils d’araignées pendent au plafond. Redoublant de prudence, nous arrivons dans un espace un peu plus large, et découvrons une forme étrange. Des pattes d’araignées supportent un corps d’humain ne possédant qu’un seul bras, mais deux têtes. La première ressemble à une fillette sans bouche, et de la seconde, nous ne distinguons qu’une sorte de trompe. Entre les pattes git une forme humanoïde. Surmontant notre peur, nous approchons, faisant déguerpir le monstre dans un puit.
Dans une sorte de cocon, nous découvrons un mutant piégé qui se réveille à notre approche. Suite à sa demande, Benedikt le libère. Son corps recouvert de fourrure jaune disparaît rapidement à l’angle d’un couloir.
Arrivé à destination, nous quittons enfin la puanteur de ces tunnels. La grille menant aux quais est éventrée, et ce n’est pas les gardes qui nous poserons problèmes pour rentrer. Quatre cadavres portant l’uniforme de Nuln gisent près de l’entrée. Nous apercevons notre péniche, toute proche, mais séparée par un groupe d’ennemi. Outre cinq squelettes, deux géants d’os et une momie nous barrent le chemin. Écartant rapidement l’idée d’une diversion ou d’un passage discret qui pourrait vite tourner au désastre, nous mettons au point un plan d’attaque. Retranchés dans la casemate des gardes, Alberick sera chargé de faire le maximum de dégâts avec ses murs de feu, tout en restant au maximum discret.
Nous pénétrons dans le bâtiment et prenons place. Benedikt face à la porte, Reschef et moi surveillons les fenêtres pendant que le mage commence à incanter ses sortilèges. Le plan se déroule mieux que prévu. Le premier rideau de flammes sépare le groupe en deux, et plusieurs ennemis s’enflamment. Ils se dispersent et ne semblent pas nous avoir remarqués. Laissant les flammes faire le travail, nous restons cachés. Soudain des coups à la porte ! Un squelette à l’instinct plus développé tente de rentrer. Le bruit attire un géant d’os pendant que la momie est réduite en cendre. La porte cède rapidement sous les coups du mastodonte. Benedikt réagit rapidement en éliminant le squelette, puis recul prudemment. Le géant plonge sa longue lame plusieurs fois à l’intérieur, cherchant à nous embrocher, mais sous les assauts de notre groupe il fut rapidement détruit tout comme le squelette.
Une fois débarrassé de ces deux ennemis, Alberick mis fin au mur de flamme. Les squelettes restants se trouvaient loin de nous, et nous purent donc atteindre la péniche sans difficultés. Hissant les voiles, et prenant le cap de l’île d’Aver, nous vîmes les derniers morts-vivants courir en vain dans notre direction.
Afin d’éviter un désastreux tir ami, nous longeons la berge nord du fleuve, puis accostons aussi silencieusement que possible sur une petite plage cernée de rochers. Reschef commence l’escalade afin de nous jeter une corde, pendant qu’Alberick marmonne une formule. Sa chevelure vire au roux, et des insectes commencent à sortir de partout et arrivent vers lui. Il les ignore et recommence à nouveau pendant que notre compagnon peine dans sa montée. Alors qu’il atteint bientôt le sommet, il est dépassé par le mage qui vient d’effectuer un gigantesque bond. Alberick est décidemment plein de ressources, et ses pouvoirs croissent plus vite que le ventre d’un jeune halfling. Nous l’entendons rebondir puis gémir. Dès que Reschef le rejoint, il nous jette une corde, nous permettant à notre tour de les rejoindre.
Le mage est mal retombé, et Benedikt tente de le soigner. Nous nous retrouvons sur un balcon, et pénétrons par une fenêtre dans une maison plongée dans le noir. Terrorisé, un couple est blotti dans un recoin de la maison. La présence du guerrier de Sigmar les rassure quelque peu. D’une voix tremblante, ils nous indiquent que les rues grouillent de morts-vivants, mais qu’ils ne cherchent pas à pénétrer dans les bâtiments pour le moment. Nous leur demandons où avoir un meilleur point de vue, et il nous indique l’escalier de la maison. Le remerciant, nous gagnons l’étage et apercevons de nos yeux la horde d’ennemis. Sur les hauteurs de l’île, un square nous cache l’origine de la lumière.
À l’aide du grappin de Reschef, nous passons par les toits pour rejoindre les hauteurs. Nous suivons le chemin jusqu’au square, gardé par deux squelettes. Ignorant ce qui se trouve derrière, nous tentons de les attirer en faisant du bruit. Alors que nos essais se révèlent infructueux, une voix s’élève, possédant un accent inconnu.
« Allons n’ayez pas peur, montez-vous !»
Prudemment, nous avançons, Reschef et Benedikt ouvrant la voix, suivis de près par Alberick et moi-même. Face à nous, outre les deux squelettes, se tient une momie au masque de chacal, et surtout un homme grand, le teint halé. Nous mettons enfin la main sur le nécromant. Il ne montre aucun signe d’inquiétude, et semble même nous attendre. Derrière eux, en contrebas, nous apercevons le haut d’un portail magique, déversant un flot incessant de squelettes.
Ne manquant pas d’aplomb, ce satané nécromant nous propose même de s’allier à lui. Plus inquiétant encore, Alberick semble hésiter et lui demande dans quel but et ce que l’on y gagnerait. Le mage m’inquiète de plus en plus, et je crains que sa soif de pouvoir ne le mène vers des chemins dangereux. Comme les méchants des histoires que l’on nous racontait enfants, au coin du feu lors des veillées d’hiver, il nous dévoile un plan aussi incompréhensible que dément. Il prétend réunifier l’Empire, et que seule l’alliance des morts et des vivants peut repousser les forces du chaos. Drôle de façon de s’y prendre. L’attaque de Nuln porte déjà un terrible coup à l’empire et ne fait que faciliter la tâche des chaotiques. Le portail doit seulement lui permettre de se constituer une armée afin de réveiller le « Scarabée de la Mort ». Malgré la situation, un sourire apparaît sur mes lèvres lorsque j’entends le ricanement de Benedikt face à ce nom on ne peut plus inattendu. Le nécromant ne semble pas s’en apercevoir, et continue son discours. Bien entendu, nous n’en apprenons pas plus sur ses complices, ni sur comment arrêter le portail. Il semble aussi ignorer tout sur la secte du miroir brisé. Est-il lui-même manipulé par la secte chaotique ?

Alberick me rassure sur ses intentions en mettant fin à ce long et incompréhensible dialogue en faisant apparaître une fois de plus un mur de feu. La momie en flamme recule, pendant que les squelettes s’avancent vers Benedikt. Mais le danger vient du nécromant qui disparaît, pour arriver dans le dos d’Alberick qui chancelle sous un puissant coup de dague. Mes deux pierres jaillissent, ne laissant pas à notre adversaire le temps de réagir. Frappé en pleine tête, il s’effondre net. La momie s’approche, mais les projectiles d’Alberick et les miens mettent rapidement un terme à sa non-vie. De nouveau, des insectes affluent autour du mage, dont je m’écarte prudemment. Pendant ce temps Reschef et Benedikt achève les deux squelettes.

Après avoir découvert une belle cape elfique sur le nécromant, et que Benedikt a soigné Alberick, nous nous approchons du portail pour l’étudier. Nous découvrons un trait de lumière reliant le portail à quelque chose de caché par un important groupe de squelettes. Alberick pense que c’est la source d’énergie qui l’alimente. Il souhaite tout d’abord lancer un puissant sort sur la zone, mais nous ignorons si cela sera suffisant. Nous optons donc pour une approche plus prudente en contournant le portail par les toits. Alors que nous rebroussons chemin, quelques squelettes nous barrent la route, rapidement réduits en cendre par la fournaise lancée par Alberick.

Jour 103 (resuite) : Nuln n’en sortira indemne.
Nous continuons notre route par les toits, ilots de sécurité relative parmi une mer de squelettes. Malgré les tuiles glissantes, nous ne ralentissons le rythme uniquement pour traverser les rues, car une chute signerait notre mort. Avant les mort-vivants nous ignoraient plus ou moins, désormais ils sont tous focalisés sur nous. Sur chaque pan de mur, des squelettes maladroits tentent d’escalader. Soudain, un charognard descend sur nous. Reschef et moi-même sont pétrifiés de peur lors que le volatile descend en piqué sur Alberick qui parvient à se protéger de l’attaque. Benedikt l’entame sérieusement avant qu’il ne s’enflamme.
Un peu plus loin, deux squelettes arrivent à nous barrer la route, mais nous en venons rapidement à bout. Tout à coup, la lumière du portail se fait moins puissante, ce qui attire mon attention. Un nuage atténue la lueur, et semble se diriger vers nous. Au fur et à mesure qu’il approche, je distingue les milliers de scarabées géants qui le composent. Afin de se protéger, nous commençons à briser les tuiles pour gagner l’abri relatif d’une maison. Alberick invoque un rideau de flamme, réduisant la menace en un instant. Un vent froid se lève soudainement dans notre dos, contrastant avec la fournaise nous faisant face. Nous reprenons notre course vers une tour située un peu plus loin, sous une pluie d’insectes enflammés, bientôt rejoint par des flèches venant des morts-vivants.
Reschef et Benedikt franchissent la prochaine rue, lorsqu’Alberick dérape sur les tuiles glissantes. Il arrive heureusement à se rattraper à la gouttière. Je descends prudemment jusqu’à lui et l’aide à remonter. Je l’entends incanter, mais rien ne se produit. Ses yeux s’écarquillent et il pâlit. Reprenant ses esprits il s’attache avant de sauter de l’autre côté. Je tente de l’imiter, mais mon saut est trop court. Heureusement encordé, je percute de plein fouet le mur. Le cliquetis des os se rapproche, mais Benedikt me remonte.
Nous faisons quelques pas lorsque le toit se met à trembler. Un géant d’os grimpe vers nous. Saisissant ma fronde, je l’atteins par deux fois. Benedikt se saisit d’une arbalète, mais Alberick reste de loin le plus efficace. De ses mains sort une gigantesque boule de feu. Pour un instant la lumière du portail est éclipsée, et la nuit disparait un moment. Éblouit par cette puissante fournaise, notre vue se rétablit pour découvrir un large pan du toit démolit, et nulle trace du géant.
Nous atteignons enfin la tour. Des cris de souffrance de citadins se font entendre. Plusieurs incendies se sont déclarés sur l’île, ajoutant un peu plus de destruction à cette sinistre nuit. Un faisceau relie le portail à un autel où un homme lévite à quelques pouces de hauteur. Nous essayons d’abord de le tuer, mais nos tirs et projectiles ne semblent pas l’affecter. Près de là une formation de squelettes protège quelque chose, mais leur boucliers nous cachent la vue. Alberick nous dit qu’il peut tout réduire en cendre, il nous demande juste quelques minutes de répit. Reschef et Benedikt saisissent leur bouclier pendant que j’arme la fronde. Encerclés par une marée sans fin de squelettes, notre mage se plonge dans ses incantations. Les flèches continuent de tomber autour de nous, et les premiers squelettes s’approchent de la tour.
Je tir sur les premiers ennemis, puis nos deux bretteurs se jettent sur eux dès qu’ils atteignent notre niveau. Glissant sur un tibia ennemi, le marteau du zélote quitte sa main, pour aller se perdre dans la rue plus bas, après avoir survolé de nombreux squelettes, sans en avoir blessé un. Est-ce Sigmar qui le punit d’utiliser l’épée d’un autre dieu, ou bien Morr d’abandonner son arme ?
Des charognards descendent de nouveau sur nous. Leur vol rapide ne me permet pas d’ajuster mes tirs, mais Reschef les arrêtent avant qu’ils n’atteignent Alberick. Une fois en vol stationnaire, mes tirs sont plus efficaces et Benedikt se joint à la mêlée après s’être débarrassé des squelettes. Les oiseaux se jettent par contre sur lui, et il disparait un moment sous un déluge de plumes. Mais à nous trois nous arrivons à les tuer. Alors que nous affrontons une nouvelle vague de squelettes, Alberick se redresse, encore plus impressionnant qu’avant il se tourne vers nous. Ses yeux brillent d’un éclat terrifiant. Sa voix résonne d’une puissance insoutenable.
« Je suis prêt »furent ses seuls mots.
Il se retourne alors vers le portail, des gestes inconnus accompagnent ses incantations incompréhensibles. Les runes de sa robe dissipent les ténèbres de la nuit. Le temps semble figé lorsque l’apocalypse semble s’abattre sur nos ennemis. Une fournaise apparaît sous leurs pieds et leurs os s’enflamment. Les colonnes d’ennemis sortant du portail sont rapidement carbonisées. Nous restons tous quatre à regarder les flammes emporter les mort-vivants, jusqu’à ce que le portail s’effondre, rapidement imité par tous les squelettes. Nous restons ébahis devant une telle puissance, mais l’approche des flammes nous ramène à la réalité. Toute l’île semble s’être embrasée, et nous devons nous devons nous dépêcher. Nous sautons de la tour, et Benedikt traverse en partie le toit. Nous perdons de précieuses minutes à le sortir de là, mais avec l’aide de Reschef, je parviens à le remonter. Malgré le danger, nous nous approchons de l’autel. Tout a brûlé, et seul un octogramme de métal fondu témoigne du rituel. Nous aidons comme nous pouvons les citadins encore présent sur l’île, avant de traverser les flammes pour rejoindre le pont. Le feu commence à nous consumer, et les poils de mes pieds s’enflamment. J’aide Benedikt à éteindre le feu qui le brûle, pendant que Reschef tire Alberick inconscient, loin des flammes. Ses vêtements entièrement consumés révèlent un corps gravement brûlé. Des gardes prennent en charge les survivants, et dans la cohue nous sommes séparés. On m’interroge sur les évènements, que je raconte sans m’attarder sur les sorts de feu de notre ami, me rappelant la mise ne garde du magister sur les docks.
Une fois les premiers soins reçus, je suis accueilli dans une maison d’halfling aisés. Au moins j’aurais de la nourriture de qualité, heureusement car la tourte que j’avais sur moi dégage une odeur infecte. Saloperie de magie néoromantique qui corrompt tout ! Je m’inquiète pour Carla et mes amis, mais je dois attendre que le calme revienne dans la ville pour en apprendre plus. Mes trois compagnons vont bien, et Carla est toujours en sécurité à l’écurie, loué soit Phinéas. Par contre notre péniche et tout son contenu est parti en fumée.
Après deux jours de repos, un messager du palais m’apporte de luxueux vêtements. Nous sommes convoqués par la Comtesse Emmanuelle. Dans un luxueux boudoir, je retrouve mes compagnons. Benedikt arrive du temple, Reschef d’une riche maison (espérons qu’il n’ait rien volé), et Alberick a été longuement questionné par des mages de la ville. Après une longue attente, nous entrons dans une immense salle de réception, remplie de courtisans aux tenues ostentatoires. La Comtesse, une humaine d’une trentaine d’année, plutôt jolie malgré sa maigreur, nous remercie d’avoir sauvé la ville. Pour nous remercier, le prochain canon sortant des forges de Nuln sera nommé « Fléau d’os » et sera gravé de nos quatre noms. Nous sommes conviés en tant qu’invités d’honneur pour les festivités qui débuteront le mois prochain. Elle quitte ensuite la salle et son chambellan vient nous chercher. Il nous emmène dans une autre pièce où se trouve Gritte Beaume, une conseillère de la comtesse. Elle nous annonce qu’une maison est à notre disposition dans un des beaux quartiers de la ville, avec même une écurie pour Carla. La comtesse est également prête à nous accorder quelques faveurs pour notre action héroïque. Cette aventure nous a coûté chère, et nous avons perdu beaucoup de matériel. Malheureusement, elle ne peut remplacer notre péniche, mais elle va regarder ce qu’elle peut faire pour le petit matériel, et une arquebuse pour Benedikt.
Je lui fais part de mon désir de me rendre à Dottembar en attendant les festivités. Un marchand nommé Wilfried Zeilig a sollicité l’aide de la comtesse pour une affaire dans cette ville. Il pourrait donc nous y amener contre quelques services. J’espère que j’arriverais à convaincre Oscar Chaumine de me donner les informations sur mon père, même sans la cargaison de livres. Au pire j’ai quelques amis persuasifs, dont un qui n’aimait guère le colis.
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Pablo M


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MessagePosté le: Mer 25 Avr - 13:12 (2018)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Basile, tu gagnes la palme du plus long post sur le forum je crois bien ^^


Bon courage à tous pour lire tous ça, prévoyez le RTT ( ou faites comme moi, directement au boulot ça marche aussi :p).
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:18 (2018)    Sujet du message: Résumé de la campagne

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