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Résumé de la campagne
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Basile L


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Inscrit le: 13 Juin 2016
Messages: 155
Localisation: Teurthéville-hague
Masculin Poissons (20fev-20mar)

MessagePosté le: Lun 6 Mar - 13:54 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Vu qu'on a un emplacement dédié, voici le résumé de la campagne. Mes braves compagnons d'aventures m'ayant désigné pour conter nos glorieuses aventures, j'ai donc l'honneur de vous raconter la fabuleuse épopée de la compagnie "Les sauveurs de ponette"!

Campagne Warhammer

Jour 1 : « Le sauvetage de Carla »
Je me sens nauséeux, tout tangue. Suis-je sur un bateau ? Pas moyen de me souvenir. Comment suis-je arrivé là ? Une forte odeur de chêne m’assaille les narines. J'entends trois personnes discuter. J’ai du mal à comprendre ce qu’ils disent, mais il parle de ma ponette, ils veulent la vendre à une boucherie pour fournit un Norse. Ils parlent également d'une mère et de son fils ainsi que d’une personne qui préfère travailler sur des corps encore en vie. Ils les emmenèrent et nous laissèrent là. Apparemment ils n’avaient pas la place de nous emmener et reviendront la nuit prochaine. Au moins je ne suis pas seul. Je retombe à nouveau dans l’inconscience.

Je reviens à moi, j’ouvre les yeux. Du moins je pense les ouvrir, mais tout est noir. Ça tourne encore, j’ai dû être drogué. J’entends la respiration de trois autres personnes. Je me tortille comme je peux pour m’approcher de la plus proche. Je le secoue comme je peux, malgré mes liens aux jambes et aux poignets. Il se réveille en grognant et tente de briser ses liens, mais échoue. Nous réveillons ensuite un autre des prisonniers. Une fois réveillé il prononce des paroles inintelligibles, puis ses liens se mettent à briller. De la magie ? Impressionnant et inquiétant à la fois. Je me demande si nous n’avons pas fait une erreur. Ce mage est peut-être là pour une bonne raison après tout. Une autre voie s’élève. Le dernier prisonnier dit avoir une lame cachée dans sa manche.

Après une présentation sommaire, j’apprends que je suis avec Alberick, un magicien ; Benedikt von Reinacht un zélote de Sigmar, et Reschef, l’homme avec le couteau. Ce dernier, avec l’aide de Benedikt parvient à se libérer, puis trancha nos liens. Nous fouillons la pièce à la recherche d’une issue. A part un canot, des paniers vides et deux rames qui feront des armes de fortune. Pendant que le zélote et le magicien débatte de la meilleur façon de défoncer la porte (envisageant même de se servir de ma tête comme bélier, dangereux compagnons), Reschef crochète la serrure, sauvant mon crâne par la même occasion. Étant de loin le plus discret du groupe, j’ouvre la marche. Montant prudemment des escaliers, j’arrive dans un couloir, protégé d’un côté par une grille, et en pente vers un cours d’eau. Surement une sortie d’égouts. Suivant l’eau, nous arrivons sur les berges d’un fleuve. Les pentes sont trop abruptes pour passer par là, surtout de nuit. Reschef tenta l’escalade, mais la paroi était trop haute. Nous eûmes d’autre choix que de nous mettre à l’eau, nous accrochant à notre frêle esquif. Trop petite pour nous que nous montions tous à bord. Nous laissant porter par le courant, nous atteignîmes un débarcadère.

Essorant du mieux que nous pouvions nos vêtements, nous tentâmes de nous repérer. D'après Alberick, nous devions être à Carrobourg, une grande citée du sud de l'empire. Alors que nous hésitions sur la conduite à tenir, une patrouille s'approcha. Reschef nous entraîna dans les ruelles, d’après lui, des étrangers se promenant la nuit s'emblerait louche pour la garde. Une fois à l'abri, nous avons pris le temps de discuter sur la meilleure façon de retrouver notre équipement, et surtout ma pauvre ponette. Je partis à la recherche de compatriote pour obtenir d'avantage d'information sur ma monture afin de la sauver avant qu'il ne soit trop tard. Benedikt von Reinacht alla chercher du travail sur les chantiers naval, ayant également senti l’odeur de chêne, il espérait glaner des informations, et au moins gagner de quoi manger. Reschef espéra glaner des informations en laissant traîner ses oreilles dans les tavernes de la ville. Alberick décida de m'accompagner. Sa compagnie me réconforta et m’effraya à la fois. Qui sait quels sont ses pouvoirs, mais je risquais également de retomber sur un de nos kidnappeurs.

Apercevant un compatriote, je l’abordai. Ces halflings impériaux, ne sont guère aimable. Il ne m’offrit qu'un petit quignon de pain, moi qui n’avais rien mangé depuis la veille. Tout bon halfling m’aurait offert de quoi contenter mon estomac. Il m'apprit cependant qu'un Norse tenait une auberge qui s'appelait le drakkar. Nous nous mire donc en route vers cet établissement. Il y avait peu de monde à l'intérieur. Nous entrâmes et entamèrent la discussion avec l'aubergiste. Après une discussion laborieuse, nous avons obtenu le nom de son fournisseur de viande, un certain Will qui se trouvait plus loin dans la rue. Après avoir remercié ce brave tavernier, nous nous pressâmes afin d'arriver à la boucherie avant cette pauvre ponette.

Arrivé sur les lieux, nul trace de ma monture. Nous décidâmes d'entrer palabrer avec le commerçant. Mon compagnon Alberick, plus habitué que moi à parler avec les impériaux, lui fit croire que nous cherchions un poney entier et vivant, afin de le tuer suivant nos rites pour un festin halfling. D’abord méfiant, le boucher nous dit finalement qu’il n'avait pas de poney actuellement, mais que s’il en trouvait un il pourrait nous le réserver. Loué soit Phinéas, nous n’arrivons pas trop tard. Après lui avoir dit que nous reviendrons cet après-midi, nous sortîmes. Je décidais de rester monter la garde pendant qu'Alberick partit à la recherche de nos compagnons. Après quelques temps, un vieil homme boiteux et bigleux arriva avec ma ponette, et la vendit au boucher. Au mois elle était sauve pour le moment. Malgré l’envie de la délivrer, je décidai de le suivre et de trouver sa planque. Une fois chose faite, je reviens à la boucherie pour attendre mes compagnons.

Une fois notre groupe au complet, je les mis au courant, et les emmena à la planque. Après avoir observé les lieux, le magicien lança un sort afin de frapper à la porte afin d’avoir un aperçu de ces brigands. Nous tenant loin, on put voir un homme désarmé ouvrir, et regarder dans la rue. Ce n’était pas celui de ce matin, ils étaient donc au moins deux. Reschef rentra par la fenêtre du premier étage, mais avec une mauvaise réception, il n'eut que le temps de nous lancer un bâton et une épée, et sauta par la fenêtre. Benedikt et Alberick partir vers la porte. Pendant ce temps, le boiteux tenta de sauter par la fenêtre et tomba lourdement près de nous. J'aidais comme je pu Reschef afin d'occire ce vilain, mais sans ma fronde je ne fus de peu d'utilité. Alors qu'Alberick revint nous prêter main forte, le bandit avala quelque chose et dit que nous ne l'aurons pas vivant. Le mage l'endormit, mais il était trop tard, la bave lui sortait déjà de la bouche.

Nous portèrent le corps dans la maison, et Benedikt se chargea de faire partir les badaud attirés par le bruit du combat. Heureusement vu le quartier, peu de risque qu'ils appellent la garde. Quand nous entrâmes dans la planque, un cadavre gisait contre le mur, la cage thoracique ouverte. Notre magicien était vraiment puissant. Les deux cadavres possédaient un tatouage sur l’épaule, représentant un miroir brisé. Ayant entendu trois voix lorsque l’on était prisonniers, il restait au moins un de nos kidnappeurs en vie. On décida donc d’attendre en espérant qu’il vienne à la planque. On récupéra nos affaires qui se trouvait au premier, puis, profitant du répit, on dégusta les délicieuses tourtes de mon paquetage, arrosée de la bière des brigands. Ensuite, Reschef, Alberick et moi avons fait une partie de carte, bientôt rejoint par Benedikt qui avait fait un petit somme pour digérer et récupérer du combat.

Après plusieurs heures, la porte s’ouvrit, laissant apparaître un homme surpris. Avant qu’il ne reprenne ses esprits, Benedikt le chargea et l'assomma promptement. Une fois ligoté et réveillé, on le questionna. Le pauvre homme n'avait pas toute sa raison, et ricana lorsque Benedikt lui eut cassé un doigt. Il n'y avait rien à en tirer. Le mage l'endormit et on lui desserra les liens, espérant qu'on puisse le suivre jusqu'à ses compagnons. Malheureusement, il alla insulter un garde qui sortit son épée et il se jeta dessus, préférant se suicider que de prendre le risque de trahir ses complices.

Nous sommes allé au temple de Sigmar pour trouver des infos, Benedikt fut soigné, mais pas de nouvelles pistes. Nous rappelant l'odeur de chêne, nous somme allé à la scierie. Reschef après de longues palabres, apprit que l'écorce de chêne servait pour la tannerie. On traversa donc la ville pour en apprendre plus.

La nuit approchait lorsqu'on arriva sur place. Sur les trois tanneries de la ville, une ne dégageait pas cette odeur. Sur les deux restantes, on décida d'explorer la plus petite. On s'approcha discrètement. Une porte s'ouvrit et un homme sembla surveiller les alentours avant de retourner à l'intérieur. Je passai en éclaireur. La première pièce ressemblait à un atelier de tannerie classique, mais certaines peaux paraissaient étonnamment fines. Je fis signe à mes compagnons, et nous nous dirigeâmes vers la seconde pièce d'où provenait des voix. Le zélote ouvrit la porte. Nous surprimes cinq personnes. Se trouvait là un homme gigantesque et un mutant dont les yeux avaient presque fusionné. Les deux autres semblaient normaux, il y en avait un qui possédait une armure de cuir, quant aux deux derniers, il paraissait inoffensif. Le plus petit pris la fuite et se cacha dans une autre pièce. Le fougueux Benedikt ne leur laissa pas le temps de réagir, et saisissant son marteau chargea le plus proche, bientôt rejoint par Reschef. N’ayant ni leur carrure ni leur audace, je pris place derrière eux afin de les couvrir avec ma fronde, visant le mastodonte et le cyclope qui venait se joindre à la mêlée.

Après quelques échanges, le zélote pris un méchant coup, tituba en arrière mais tint bon. Il riposta même, brisant la jambe de l’homme en cuir, l’os perforant la chair dans un flot de sang. Pendant ce temps le quatrième homme restait en arrière prononça d’étranges paroles, puis notre magicien se mit à ricaner, le rendant incapable de lancer un sort. Laissant mes autres compagnons se battre à deux contre deux, je pris pour cible le jeteur de sort, l’atteignant en pleine tête. Voyant que j’étais trop fort pour lui, il préféra avaler du poison, puis nous maudit avant de succomber, prononçant ses sinistres paroles :
« Le grand changeur aura votre peau, mwahahahahahaharrrrrrrrggggggggg !!!!!!!!!! »
Lorsque je me suis retourné, je vis l’obèse à terre, son énorme tête non loin de son compagnon éventré par Benedikt.

Il restait plus que le dernier qui se trouvait dans la pièce d’à côté. Le zélote entreprit de défoncer la porte. L’ennemi apeuré n’eut d’autre choix que de se rendre, détenant apparemment des informations précieuses. Promettant de le laisser en vie, il nous raconta que le sorcier voulait écrire un livre avec des pages en peau humaine. Il a également entendu un étranger parler d’un commerçant de Bogenhäfen, s'appelant schwimmer ou chimler, quelque chose dans ce genre qui aurait trouvé le parchemin d'Alwasid. J’ignorais de quoi il parlait, mais cela voulait dire que leur secte n’était pas encore détruite. Le massacre de ses membres ne leur plairait surement pas. Si nous voulions pouvoir dormir tranquillement nous étions obligés de les traquer. Tout cela sentait le chaos à plein nez.

Après avoir écouté ces informations, Benedikt retourna au temple, afin de purifier ce lieu corrompu. Pendant ce temps, le dépeceur survivant voulu rejoindre notre groupe. Mais, ne pouvant nous garantir une récompense, et n’ayant que peu confiance en ce personnage, nous décidâmes de ne point l’intégrer au groupe et de le livrer aux prêtres de Sigmar.

Une fois les Sigmarites arrivés, leur chef nous appris qu’un Répurgateur pourrait peut-être nous aider à poursuivre cette secte. Las de ce combat, je n’avais envie que d’une chose, d’aller à l’auberge la plus proche, afin de prendre une nuit de repos, de bonnes pintes de bières ainsi que délicieuses tourtes. Malgré les dangers, cette journée se finissait plutôt bien. J’avais rencontré trois compagnons qui ne me semblaient pas si mauvais que ça, et nous avions gagné de quoi boire et manger. J’ai tout de même la sensation étrange d’avoir raté un truc, comme si nous n’avions pas trouvé la secte assez vite. Ça ne doit pas être bien important, et puis, j’avais retrouvé ma ponette, la douce Carla.

Jour 2 : « Une rencontre inattendue »

La nuit fut agitée. La vision de ces cadavres écorchés m'avait chamboulé. A voir la tête de mes compagnons, il avait l'air d'avoir passé également une mauvaise nuit. Au cours du déjeuner, un envoyé du temple vient quérir Benedikt. Pendant ce temps, nous partirent faire quelques provisions pour la longue route à venir. Il était impensable de partir pour Bogenhäfen sans tourte, ni bière, et encore moins sans herbe à pipe. Alberick insista pour faire une provision de beurre, ce qui m’étonna car il ne prit pas d’autres aliments pour la route. Nous en profitâmes pour revendre quelques objets inutiles.

Alors que nous étions dans la rue, j’entendis une voix venant du passé :
« Taffy le bâtard, ben ça alors que vient tu faire dans l’empire »
« Barny Vertebutte, que deviens-tu ? »
« Je poursuis mes affaires par-ci par-là. Tu es à la recherche de ton père ? »

Ne souhaitant pas que mes compagnons en apprennent plus sur mon passé, j’entraînai Barny à la taverne la plus proche pour poursuivre notre conversation. J’appris ainsi que Rudy Chaumine, le petit neveu de la fille de l'arrière-grand-père de la femme du fils du cousin de sa mère aurait des informations sur mon père. Rudy se trouve dans la ville de Komperbad à l'est d'Altdorf.

Après une discussion me plongeant dans la nostalgie de mon Moot natal, je rejoignis mes compagnons à l’auberge. Benedikt arriva peu après moi, illuminant l’auberge de sa présence, auréolé de fierté et portant un magnifique bouclier orné de la comète à deux queues, symbole de Sigmar. Il nous apprit que c’était en récompense pour avoir détruit plusieurs cultistes du chaos. Il avait également pu rencontrer le Répurgateur qui était sur la piste de la secte du miroir brisé depuis quelques temps. A défaut d’informations, il nous encourageait à suivre notre piste.

Après une bonne pinte de bière et une délicieuse tourte, nous nous mirent en route vers Bogenhäfen, le cœur emplit d’optimisme, le ventre de notre succulent repas et nos sacs de nombreuses réserves. Suite à un voyage aussi intéressant qu’une taverne sans bière, nous atteignîmes un relais de voyageur pour y passer la nuit.

Jour 3,4 et 5 : « Un petit tour(te) dans l’empire »
Ces journées se déroulèrent sans encombre, les péages vidaient nos bourses pendant que nous vidions nos provisions.
Au troisième jour de voyage, le derrière endolori par une longue chevauchée sur Carla, j’aperçus avec bonheur Altdorf, capitale de l'Empire et étape sur notre route.

Une fois dans la capitale, Alberick alla au collège Flamboyant, ainsi qu'au collège d'Améthyste afin d'en apprendre plus, mais revint bredouille. Benedikt parti prier et revint nous raconter qu’un garde et un prêtre du temple de Sigmar ont été assommés et qu’un chandelier fut volé. La même chose arriva également au temple de Véréna. Mais nous avions d’autres projets et devions remonter la piste des cultistes avant qu’elle ne refroidisse. Mon capitaine lorsque j’étais sentinelle halfling me disait toujours, « Les pistes c’est comme les tourtes, plus elles refroidissent, moins elles sont bonnes. »

Dans les rues de la capitale, nous eûmes la surprise de découvrir plusieurs affiches interdisant de tuer les mutants et qu'ils étaient membre à part entière de l'empire. Ce texte était signé de la main de l'empereur Karl Franz. Les humains sont décidemment étranges.

Jour 6 : « Les marchands de tourte ».
Après une bonne nuit et un bon petit-déjeuner, nous repartîmes vers Bogenhäfen. Environ à mi-chemin, nous tombâmes sur un carrosse ayant subi un assaut. Avançant prudemment, nous découvrîmes Dame Élise Majiriuse, faisant la route de Grünberg vers Bogenhäfen. Des bandits l'on attaquée, tuant ses deux gardes du corps et blessant gravement son cocher. Fort heureusement, ils la laissèrent indemne et s'en prirent qu'à ses possessions. Après avoir installé son cocher plus confortablement dans le carrosse, elle nous supplia de retrouver les bandits et surtout des documents importants en échange de vingt couronnes d'or.

N'écoutant que notre courage, nous partîmes donc à la recherche de ces vilains. Obligé de laisser Carla sur la route, je suivis la piste laissé par un bandit visiblement bien blessé. Grâce à mes talents de pisteur, nous arrivâmes rapidement près de leur repaire. Reschef partit en éclaireur et revint rapidement. Apparemment, le blessé avait succombé, et une personne l’enterrait, un peu à l’écart. Deux arbalétriers patrouillaient autour de leur campement, un autre se reposait sous une tente pendant que le dernier préparait le repas (une récompense de plus pour notre quête). Il y avait également une cage de fortune, à la contenance inconnue.

Nous décidâmes de surprendre les deux arbalétriers lorsqu’ils passeraient près de nous. Dès qu’ils furent à portée, Benedikt chargea accompagnait de Reschef. Alberick fit littéralement exploser le plus proche, pendant que mes deux compagnons commencer à échanger des coups. Quant à moi, je pris pour cible le cuistot. Alors que les autres bandits se rapprochaient, le dernier arbalétrier blessa Reschef avant d’avoir la cage thoracique enfoncée par la puissance de Benedikt. Pendant que le cuistot se faisait charger, celui qui dormait sortit de sa tente. Face à mon habileté à la fronde, il prit la fuite, mais ne courut pas assez vite pour m’échapper. Le fossoyeur tourna également les talons lorsqu’il vit son dernier complice mit rapidement en pièce dans un combat à un contre trois. Benedikt est moi tentèrent de le poursuivre, mais le pleutre connaissait mieux les environs que nous et nous distança.

Une fois de retour au camp, Reschef nous apprit qu’il avait retrouvé les documents d’Élise Majiriuse. Dans la cage, j’eu le plaisir de retrouver deux halflings, polis, mais étonnamment peu loquaces. Contrairement à mes compatriotes, ces derniers se présentèrent rapidement, sans énoncer leurs ancêtres ni me questionner sur les miens. Tant mieux, je n’aurais pas à leur apprendre ma bâtardise. Il s’agissait de deux marchands ambulants de tourtes (n’y a t’il plus beau métier ?), Allumèche et Chandellmèche Charbonvert. En échange de leur libération, ils nous promirent dix couronnes d'or ainsi qu’une aide dans notre quête. Apparemment ils auraient aussi un travail à nous proposer.

De retour sur la route, nous remîmes les documents à Dame Majiriuse, et une fois la récompense empochée nous nous mirent en chemin vers Bogenhäfen. Peu de temps après, deux patrouilleurs peu aimables nous rattrapèrent. Ils étaient à la recherche d’un collier d'or avec un rubis volé au Graaf de Grunberg lors du départ de notre protégée, qui n'était d'autre que sa nièce. Après une demi-heure de fouille inutile, on put reprendre la route.

Une fois à Bogenhäfen, les deux halflings nous quittèrent en nous donnant rendez-vous demain à l’auberge chez Berthe. Nous raccompagnâmes la noble dame. Elle refusa de nous héberger, mais accepta tout de même de se renseigner sur le marchand que nous recherchons.

Après cette dure journée, nous nous mirent en quête d’une paillasse et d’un cruchon. L’auberge des deux halflings étant plus que miteuse, nous nous rabattîmes sur un établissement de meilleure qualité (l'auberge de Katburry dont je recommande leurs grillades) et surtout ayant une écurie pour ma petite Carla. En discutant, nous en apprîmes plus sur la ville. Officiellement tenu par un noble, elle était en réalité aux mains d'un conseil composé des plus grands marchands de la ville.

Jour 7 : « Prohibition de tourte »
Le lendemain, nous retrouvèrent Allumèche chez Berthe où il nous fit le récit de leur mésaventure. Ils luttaient contre une odieuse loi interdisant la vente ambulante de tourte et de pâté en croute. Apparemment, deux marchands étaient derrière cela, dans le but de les ruiner. Leur enlèvement eu lieu juste avant qu’ils ne prennent la parole face au conseil de la ville pour plaider leur cause. Ils devaient désormais attendre trois jours pour pouvoir à nouveau se défendre et craignaient d’être attaqués à nouveau. Ils requéraient donc notre aide pour suivre les deux marchands ennemis en quête de preuves, en échange de quoi ils doublaient notre récompense. Comme tout bon halfling qui se respecte, je ne pouvais permettre une telle infamie, et décida donc d’embrasser leur cause.

Le premier marchand s’appelait Heinrich Steinnagert et commerçait avec les nains des montagnes grises. Il était actuellement absent de la ville et ne serait de retour que demain. Le second, Gosberd Ruggbroder, vendait des céréales et produits de la ferme. Aidé de Reschef Levol et d'Alberick, je partis afin de le suivre. Selon les informations d’Allumèche, il devait quitter son domicile vers dix heure. Pendant ce temps, Benedikt partit prier au templs de Sigmar.

Notre trio arriva rapidement face à la maison de Grosberg Ruggbroder. Ses armoiries, un gantelet tenant un épi de blé trônait fièrement sur sa façade. La planque fut de courte durée car un carrosse sortit rapidement. Il contenait, outre le cocher, deux gardes du corps ainsi que notre cible. Nous l'avons suivi jusqu'à la guilde des marchands, située non loin de l'hôtel de ville. Grosberg rentra à l'intérieur. Je pris place dans la taverne en face pour guetter son retour. Mes deux compagnons tentèrent de rentrer en se faisant passer par des marchands, mais ils furent rapidement de retour bredouille. Pendant cette longue attente, on commanda une tourte au poulet, arrosée de pinte de bière. Reshof se contenta d'un triste lait de chèvre.

Après deux heures d'attente, Ruggbroder ressortit afin de déjeuner dans un restaurant proche portant le nom alléchant de « La truite dorée ». Ne pouvant se prétendre client d'un établissement si luxueux, Reshef emprunta l'entrée de service pour s'infiltrer dans le restaurant. Apparemment le marchand déjeunait avec un membre de sa famille plus âgé, surement son père.

Une fois ses dévotions terminées, Benedikt se mêla à la foule, en quête de commérage. Il apprit ainsi qu'à Choppendorf, un répurgateur fut mis en pièce par la population. Plus important, un libraire du nom de Peter Heller pourrait posséder des parchemins, peut-être une piste sur notre secte. On l'informa également que Bogenhäfen est tenue par un conseil composé comme suit :
 5 sièges pour les familles marchandes (Majiriuse, Ruggbroder, Steinagger, Hägen et un autre laissé vide suite à un scandale sur la famille qui l’occupait).
 1 siège pour l'église de Sigmar.
 5 sièges pour les guildes (Médecin, Tailleur, Tisserand, Cocher, Docker)
 1 siège qui tourne entre les différends artisans.

Pendant que notre cible se nourrissait, je partis à sa maison, tentant d'être recruter comme employé de maison. Malheureusement aucune place n'était disponible. J'appris par contre que des halflings vendaient des tourtes sur les quais. Peut-être que mes compatriotes pourraient m'en apprendre plus sur la ville et cette loi ignoble.

Je retrouvai mes compagnons alors qu'ils repartaient en filature à la suite de Grossberg. Il alla dans le quartier pauvre et entra dans une maison appartenant au maître de la guilde des dockers. Il ressortit peu de temps après visiblement furieux. Pendant qu'ils le suivirent jusqu'à sa demeure, je partis enquêter ses les quais. Achetant une tourte au bœuf et aux carottes, j’entamai la discussion avec le marchand halfling. Visiblement ignorant tout de l'enlèvement de nos deux employeurs, bien qu’il les soutienne dans leur lutte contre cette inadmissible interdiction de vente de tourte ambulant. J'appris également que la famille Ruggbroder travaille souvent avec la guilde des cochers et qu'elle est officiellement tenue par Héronimus, mais son grand âge fait que le pouvoir appartient à Grossberg.

Le soir nous nous retrouvèrent à l'auberge où Benedikt, visiblement éméché, nous partagea ses informations. Nous sommes ensuite allés voir Chandelmèche chez Berthe. Il ne nous apporta pas d'avantages d'informations et nous demanda de suivre Steinagger demain. Las de cette journée de filature, nous reprîmes la route de notre auberge.

Alors que nous marchions, perdus dans nos pensées, un groupe nous barra le chemin. Visiblement hostiles, ils chargèrent armés de gourdins. Benedikt et Reschef se mirent rapidement entre nous et eux, pendant que je décochais une pierre sur le plus proche mais cela ne suffit pas à l'arrêter. Les quatre premiers attaquèrent mes deux compagnons, pendant qu’Alberick et moi-même nous nous retrouvèrent malheureusement au corps à corps. La magie étant mal vue, le sorcier ne pouvait utiliser ses pouvoirs sans risquer d'être lynché par la population. Il prit son épée et moi ma dague, mais le combat n'était pas en notre faveur.
Celui que j'avais blessé fût à nouveau touché par Reschef avant de rompre le combat et de nous contourner. Benedikt échangea des coups, mais un de ses deux agresseurs rompu également le combat pour saisir Alberick. Avec l'aide de son compagnon, ils commencèrent à l'emmener. Mais c'était sans compter sur le fougueux Benedikt qui vint à sa rescousse après avoir pulvérisé son adversaire, l'envoyant plusieurs mètres en arrière par un puissant coup de marteau, la cage thoracique ouverte, comme une tourte dont on n’aurait pas percé la pâte.
L'homme qui nous contournait essaya de l'arrêter, mais la puissance de Sigmar était avec lui car le vilain fût promptement pulvériser par la colère divine, dans une gerbe de sang et d’os brisés. Véritable incarnation de la puissance divine, il réduisit en pièce l’un des agresseurs d'Alberick, lui écrasant le crâne aussi aisément que l’on écrase une noix.
Pendant ce temps, l'homme en face de moi prenait le dessus. Il me frappa violement à deux reprises. Ma jambe droite me lançait violement, ainsi que mon bras droit, mais je continuais courageusement le combat, ripostant avec vigueur. Malgré deux touches réussies, dont une à la tête, il ne semblait pas affectait par mes attaques. Soudain, une puissante voix s'éleva derrière moi venant de mon compagnon zélote :
« Abandonnaient le combat ou mourrait !!! »
Sa menace résonna dans la rue, tel le tonnerre dans la plaine, aussi fort qu'un cognac Bretonnien.

La vision de Benedikt, le corps recouvert de sang, son aura presque palpable, son courroux inévitable, ses yeux jetant des éclairs de fureur, dégageant une énergie à faire trembler les murs, tel un dieu parmi les mortels, sa puissance inégalable, son habileté au marteau sans commune mesure, sa combativité sans égale, sa force incommensurable, semblant invincible et inarrêtable poussa les trois survivants à prendre la fuite.
Mon adversaire parvint à m’échapper, mais celui de Reschef fût mit à terre et je vins à la rescousse pour l'attacher. Benedikt et Alberick poursuivirent le chef de la bande, mais visiblement fatigué par ce combat ils revinrent bredouilles.
Lors de la fouille des cadavres qui nous apporta 25 pistoles, on s'aperçut qu'ils avaient tous un tatouage, une vague surmontée d’un carré. Le prisonnier nous apprit qu'il s'agissait du symbole de la guilde des dockers. Leur groupe devait nous capturer et nous emmener à Konrad, homme de main du marchand Hagen. Ne pouvant garder cet homme, et n'ayant pas le cœur à le tuer froidement, Reschef coupa un morceau de corde afin de l'attacher, puis rechignant à abandonner un aussi bon cordage, lui enleva son pantalon pour s'en servir de lien. Abandonnant notre prisonnier, le cul nul et ligoté, nous allèrent au point de rendez-vous avec Konrad, mais nul trace de lui.

Retournant chez Berthe, Chandelmèche nous apprit que Hagen venait du pays perdu. Ce marchand vantard faisait fortune dans la vente de nourriture et parfois de produit de luxe. Une fois de retour dans notre auberge, je m’affalai sur mon lit, le corps fourbu par les vilains coups que j’avais reçu.

Le lendemain, Reschef et moi-même partîmes chez Steinagger. On le suivi vers la Drakeplatz où se trouvait l'hôtel de ville. Nous nous installèrent à l'auberge d’en face, partageant une délicieuse tourte. Je sirotais une pinte de bière pendant que mon compagnon se contentait une fois de plus d'un malheureux lait de chèvre lorsqu'un crieur de rue rentra dans l'établissement. Il nous apprit l'assassinat du cocher de Dame Majiriuse pendant la nuit. Alors que Reschef le questionna, un homme observa la scène avec attention avant de quitter ce lieu. Remarquant cela je le pris en filature pendant qu’il alla voir la garde. Même si je ne pu entendre la discussion, il désignait visiblement la direction de la taverne. Je partis rapidement prévenir Reschef ce qui nous permit de quitter les lieux avant l'arrivée des soldats.

Pendant ce temps Alberick et Benedikt allèrent chez Dame Majiriuse qui n'était malheureusement pas chez elle. Ils allèrent ensuite chez Peter Heller, le libraire mais n'obtinrent aucunes informations.


Dernière édition par Basile L le Mer 8 Mar - 11:52 (2017); édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 6 Mar - 13:54 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Benoit L
Référent / Admin forum

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MessagePosté le: Mar 7 Mar - 08:13 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

purée, tu vois pierrick que tu fais des petits messages Smile

excellent
_________________
Méthode complète pour sculpter un éléphant: D'abord prendre un gros bloc de marbre
Ensuite enlever tout ce qui ne ressemble pas à un éléphant
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Basile L


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MessagePosté le: Mar 7 Mar - 16:46 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Merci!
Il y a trois soirées de résumé, donc forcément ça fait un gros pavé. Le prochain sera plus digeste normalement.
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Pierrick


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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 12:14 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Je mets la suite réalisée par notre scribe (Basile)

Jour 8 : « Seul contre tourte »
Le lendemain, Reschef et moi-même partîmes chez Steinagger. On le suivi vers la Drakeplatz où se trouvait l'hôtel de ville. Nous nous installèrent à l'auberge d’en face, partageant une délicieuse tourte. Je sirotais une pinte de bière pendant que mon compagnon se contentait une fois de plus d'un malheureux lait de chèvre lorsqu'un crieur de rue rentra dans l'établissement. Il nous apprit l'assassinat du cocher de Dame Majiriuse pendant la nuit. Alors que Reschef le questionna, un homme observa la scène avec attention avant de quitter ce lieu. Remarquant cela je le pris en filature jusqu’à ce qu’il accoste des gardes. Même si je ne pus entendre la discussion, il désignait visiblement la direction de la taverne. Je partis rapidement prévenir Reschef ce qui nous permit de quitter les lieux avant l'arrivée des soldats. Malheureusement, nous fûmes repérés et mon compagnon fut capturé.
Pendant ce temps Alberick et Benedikt allèrent chez Dame Majiriuse qui n'était malheureusement pas chez elle. Ils allèrent ensuite chez Peter Heller, le libraire mais n'obtinrent aucunes informations. Ils me retrouvèrent sur la Drakeplatz où nous avons pu continuer la filature de Heinrich Steinagger qui nous mena jusqu’à la « Truite dorée ». Pendant que mes compagnons surveillaient l’entrée, je fis le tour par les cuisines et subrepticement en tapinant je trouvai une planque d’où je pouvais apercevoir notre cible, déjeunant avec Dame Majiriuse, visiblement mal à l’aise. Je ne pus entendre leur discussion, mais il semblait très entreprenant. Au bout d’un moment, Élise sortie en pleure. Je restais en poste jusqu’à ce que Steinagger sorte.
Entre temps, Alberick rejoignit Dame Majiriuse. Il apprit ainsi que notre cible voulait sa main et qu’en cas de refus il ruinerait sa famille. Ce marchand semblait décidemment très puissant. Lorsqu’il sortit de l’auberge, il rejoignit Alberick et Élise, et après une rencontre aussi chaleureuse qu’un matin d’hiver de Kislev, il retourna à son carrosse.
Benedikt et moi poursuivirent la filature, pendant que notre compagnon restait plus en retrait, étant maintenant connu de notre cible. Nous arrivâmes ainsi au temple de Sigmar où notre compagnon zélote avec heureusement ses entrées. Il aperçut ainsi Steinagger discuter avec un prêtre ayant des traits familiers. La discussion fut visiblement houleuse. Le carrosse retourna ensuite à la maison de Heinrich.
Grâce à son appartenance au temple, Benedikt pu questionner ce prêtre nommé Albrecht qui n’était d’autre que le neveu du marchand. On apprit ainsi qu’un de ses oncles fût assassiné par les Teugen. Cette famille siégeait auparavant au conseil de la ville, mais un répurgateur les brûla tous pour corruption chaotique. Son oncle était apparemment proche de cette famille, mais seulement en secret, ce qui préserva les Steinagger. Albrecht désiré se lavé de cette souillure en servant Sigmar, ce qui n’était pas du goût de Heinrich, qui, sans descendance, souhaitait qu’il reprenne les affaires de la famille.
Une fois en possession de ses informations, nous sommes allés chez Dame Majiriuse, mais sa servante nous apprit qu’elle se trouvait au temple de Morr, se recueillant sur la dépouille de son cocher. Voici une noble bien proche de son personnel.
En chemin, dans une sombre ruelle, deux gardes nous barrèrent le chemin, nous demandant de lâcher nos armes. Benedikt, méfiant suite à l’agression des dockers s’enquit de la raison. Ne voulant rien dire, les gardes se montrèrent rapidement menaçants. Alberick essaya bien de calmer la discussion, mais les deux hommes ayant l’intelligence et la diplomatie d’un orque commencèrent à s’en prendre à notre compagnon. Le premier garde fut rapidement atteint d’une pierre de ma fronde. Chancelant, il fut assommé par Benedikt. Le second ne lâcha pas l’affaire pour autant, et nous menaça encore, mais face à la puissance de notre compagnon il perdit de son assurance. A force d’intimidation, on apprit qu’ils voulaient nous interroger sur la mort du cocher. Ne doutant pas que Dame Majiriuse pourrait nous disculper, je partis au temple de Morr la retrouver pendant que mes compagnons suivaient les gardes.
Une fois sur place, Élise écouta mon histoire et promis de parler au capitaine pour les libérer dès demain. Craignant que son influence ne fût pas suffisante, je partis retrouver nos amis halflings à la fois pour leur faire le rapport de notre journée, et également pour leur demander leur aide. Ils promirent de libérer mes compagnons dès le lendemain et furent très intéressé par mon récit. Ils me donnèrent la récompense pour notre mission, mais à peine la bourse en ma possession, une horde de dockers envahirent l’auberge, commandés par Konrad. Luttant vaillamment, je ne pus tenir face à tant d’ennemis, et sous une pluie de coups je perdis connaissance.
Une lumière blanche. Je me sens flotter, plus de douleur, plus de souffrance, plus de tristesse ni de peur. Juste un sentiment plénitude. Et puis soudain, un nuage de fumée. Un vieux visage tanné par le temps me sourit. Je reconnais Phinéas à la pipe qu’il a entre les lèvres. Ses lèvres ne bougent pas, mais j’entends sa voix dans ma tête. « Ce n’est pas encore l’heure. Tu n’as pas encore accomplit ton destin petit Halfling ». Un nouveau nuage de fumée, et je me réveille.
Le noir. Je me sens brisé, la douleur, la souffrance, la tristesse et la peur. Un sentiment de désespoir. Suis-je aveugle. J’essaye de bouger, je suis attaché. Cela me rappelle le début de notre aventure. J’entends les bruits de la nuit, ainsi que le ruissellement de l’eau qui engourdit mon corps d’un froid glacial. Après quelques efforts, j’arrive à ouvrir les yeux. Chaque pouce de mon corps me fait souffrir, au moins ça veut dire que je suis en vie. Encore quelques efforts et grognements et j’arrive à me détacher. Mon pantalon servait de lien. Ça me revient, les coups qui pleuvaient sur moi, Konrad et ses hommes. Il y avait aussi celui que l’on avait attaché. Il voulait surement se venger. Après avoir repris quelque peu mes esprits je m’aperçois que je n’ai plus rien. Ils m’ont pris mes armes et mon or. Tremblant de tous mes membres, je pars chancelant chez la seule personne qui peut m’aider.
J’arrive devant la porte. Je frappe, espérant qu’on ose m’ouvrir à une heure aussi tardive. Une lumière m’éblouit. Cette fois pas de visage tanné, mais un tendre visage à la peau rose de la servante de Dame Majiriuse. M’excusant pour l’heure tardive, je demande l’aide de sa maîtresse. Après quelques minutes, me paraissant des heures tant mon corps me ait souffrir, Élise vient m’ouvrir en personne et après un cours récit m’offre l’hospitalité pour la nuit. Épuisé, je sombre rapidement dans un sommeil agité, ponctué de douleurs atroces.
Jour 9 : « Gueule de bois »
Le lendemain, j’aperçois mon visage dans un miroir. Une face violacée, recouverte de croute de sang. Je tente de me débarbouiller comme je peux, grimaçant à chaque contact de l’eau sur mon visage. Encore occupé à ma lourde tâche j’entends la voix de mes compagnons.
Ils m’apprennent que les Charbonverts ont échappés à Konrad, mais qu’en plus ils les ont libérés. Apparemment ils ont plus d’influence que je ne le pensais. Ils nous ont invités à venir pour le conseil où ils doivent faire leur discours pour l’abrogation de la prohibition de vente de tourte itinérante.
Traînant comme je peux derrière mes compagnons, je retrouve les deux marchands halflings particulièrement confiants dans leur chance de réussite. J’espère qu’ils ont raison et que je ne me suis pas fait passer à tabac pour rien.
Le conseil commence, et Allumèche Charbonvert entame un discours grandiloquent sur l’apport du commerce halfling à Bogenhäfen. Au terme d’un long monologue, tous les halflings de l’assemblée applaudissent. Le vote commence, et Steinagger s’exprime contre la loi, rapidement suivi par Hagen, Ruggbroder, Dame Majiriuse, et tous les autres membres. Apparemment nos amis ont bien utilisés nos informations. De plus Steinagger propose de lui offrir le siège du conseil vacant. Une consécration pour les halflings de la ville. Après un vote unanime, nous retrouvons à l’extérieur Élise qui nous apprend que Steinnager renonce au mariage. Nos amis halfling ont apparemment pensés à elle dans les négociations. Elle nous explique également que les gardes nous on soupçonnait parce que l’on est étrangers et plusieurs personnes nous ont vu chez Dame Majiriuse.
Allumèche nous rejoint et nous invite chez eux pour un festin afin de célébrer leur victoire. En dédommagement des désagréments subis, ils nous offrent 50 couronnes d’or et promet d’essayer de récupérer mes affaires. Lorsque nous exprimons notre envie de revanche contre Konrad, il tente d’apaiser les choses. Nous ne sommes certainement pas au courant de tous les accords qu’il a passé avec les autres familles. Peu importe, si je retrouve Konrad je l’étrangle avec son pantalon !
Au cours du repas il nous annonce qu’il a trouvé un marchand du nom de Zimler Volkmer, fils du vannier, qui pourrait être la personne que nous recherchons. Il revient de plusieurs semaines de voyage Une piste intéressante, mais d’autres personnes le recherche également. Une femme escortée par deux hommes dont un en armure noire. Peut-être un templier de Morr ? Tout cela sent la nécromancie. Nécromants et chaotiques œuvreraient-ils ensemble ? Tout ça est inquiétant. Je dois me rééquiper sans tarder.
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Pierrick


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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 12:14 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Après ce festin, cuisiné par un halfling, ce qui en fait le meilleur depuis mon départ du Moot, nous sommes partis nous reposer à l’auberge, après cette dure nuit. Une fois réveillé, un messager halfling nous apprend que Volkmer à rendez-vous dans une clairière au nord-est du cimetière de la ville ce soir. Nos amis ne sont pas restés inactifs et doivent avoir un sacré réseau d’informateur. Nous profitons des heures qui reste pour acheter de l’équipement (le mien ayant été en partie volé), puis Reshef m’offre un soin au temple De Shallya qui me remit enfin sur pied.
Une fois prêt, nous partons en direction de la clairière et commençons une longue attente, dissimulé à la lisière. Au bout de quelques temps, quatre humains arrivent, visiblement des citadins de Bogenhäfen. Nous décidons de rester cachés. Un cinquième arrive, visiblement d’un voyage. Il s’agit surement de Volkmer. Nous les voyons discuter puis partir en direction de la ville.
Reschef et moi commençons la filature lorsqu’un homme en armure noir sort des fourrés et tranche en deux un marchand. Surement le templier de Morr dont Allumèche nous a parlé. Avant que nous puissions réagir, un carreau abat un marchand de plus, suivit par un projectile magique. Benedikt et Reshef se dirige vers le mage et l’arbalétrier caché dans la forêt. Pendant ce temps je me rapproche en compagnie d’Alberick. Mes deux compagnons entament une discussion, j’entends le ton qui monte, mais je suis trop loin pour entendre. Je décide d’aider le chevalier (bien qu’il ne semble pas inquiété par les marchands), ayant foi en son ordre. Une fois les marchands hors d’état de nuire, je m’approche de celui qui semble être Volkmer mais le chevalier me menace avec son épée. Je tente bien de discuter, mais il doit être muet ou sourd. Je vois Benedikt qui revient dans la clairière, menacé par une femme escortée d’un prêtre de Morr. Je me présente et j’apprends qu’il s’agit du chevalier Verner Erzog, du prêtre de Morr Elmud Vernald et la femme se nomme Alienor. Son nom confirme l’origine bretonnienne de son accent.
Nous essayons d’expliquer que nous sommes du même côté mais ils nous ignorent. Je n’ai jamais connus de personne aussi arrogant et méprisant. Je vois Reschef revenir dans la clairière. Il ne semble pas blessés mais un peu confus Ils fouillent les corps et trouvent un parchemin, surement le but de notre quête. Nous parlementons pour au moins lire le parchemin, mais il n’y a rien à en tirer. Le ton monte, et Benedikt et prêt à en découdre, mais un regard d’Alberick et de Reschef le dissuade. Nous ne sommes pas assez forts pour en venir à bout. Impuissant, nous voyons le parchemin partir en fumée. Voici trois noms qui rejoignent Konrad sur la liste des personnes dont on doit se venger.
Une fois ces trois prétentieux partis, Reschef nous explique qu’il a déjà vu l’étui du parchemin. Il l’aurait volé à un collectionneur à Delbertz, pour l’amener à son commanditaire, avant de le ramener à son propriétaire. Il est donc possible qu’il y ait une copie. Notre compagnon semble lié de très près à cette histoire, drôle de coïncidence. Après cette mésaventure, nous avons donc une nouvelle piste à explorer. De plus Benedikt récupéra le cheval de Volkmer, cela fera de la compagnie à Carla qui déprime à force de passer tant de temps à l’auberge.
Jour 10 : « Quelques affaires à régler »
Avant de partir pour Delbretz, nous avions encore quelques affaires à régler. Je souhaitais récupérer ma pipe, mon honneur en dépendait. Cette simple pipe en bois n’avait aucune valeur marchande, mais elle était présente dans ma famille depuis des générations, de mère en fille. N’ayant eu aucune sœur, j’en étais donc le gardien jusqu’à ce que je puisse la transmettre. Et puis, c’est la seule chose qui me reste de ma famille. Je choisis donc d’aller chez Allumèche qui n’était malheureusement pas chez lui, mais son majordome m’asura qu’il s’en occupait et qu’il reviendrait chez lui ce soir.
Pendant ce temps, Reschef et Benedikt partir chez Chandellemèche afin d’obtenir l’adresse de Volkmer. Ils fouillèrent l’appartement, mais apparemment le trio de Morr était déjà passé par là.
Le soir venu je retournais chez Allumèche qui avait retrouvé ma pipe. Bien que très heureux, je lui demandais où trouver Konrad, souhaitant encore me venger de l’humiliation subie. Il me conseilla d’oublier cette affaire et de quitter la ville. Notre quête était plus importante qu’une simple vengeance, mais je gravais ce nom dans ma mémoire…
Jour 11 : « Croisière sur le fleuve »
Le lendemain nous reprîmes la route. Enfin un peu d’exercice pour Carla qui commençait à s’engraisser. Alors que nous parcourions une forêt paisible, un homme sortit des frondaisons, un carreau d’arbalète dans le corps.
« Des mutants ont attaqué notre péniche» furent ces derniers mots, nos maigres compétences de soin ne purent le sauver.
Suivant sa trace, nous arrivons près d’une péniche échouée, et j’entends le cri d’une chouette. En plein jour ? Plutôt étrange, nous sommes surement épiés. Reschef et moi-même montons la garde. Pendant qu’Alberick et Benedikt abordent l’embarcation. Nous entendons du bruit, et deux mutants sortent de la cabine, pendant qu’un troisième nous survole.
Mon compagnon rejoignit le combat pendant que je saisissais mon arme. Je vise l’homme-oiseau, ce qui me rappelle mon enfance lorsque je chassais de quoi manger. Malheureusement je le rate, et il fond sur moi et sa lance s’enfonce dans mon bras gauche. Volatile plus dangereux que ce que j’ai déjà tué. Heureusement mon bras droit reste valide et j’en profite pour riposter. J’esquive une seconde attaque avant de l’achever, son corps plongeant au milieu du fleuve.
Sur l’embarcation, j’entends Alberick crier. Un tentacule tente de l’entraîner. Je contourne le bateau et découvre un mutant possédant deux tentacules à la place des bras. Je commence à lui tirer dessus, lorsque que je vois Benedikt lui tombant dessus, tel un dieu vengeur descendant du ciel. Cela permis au mage de se libérer, et à trois contre un il ne fit pas long feu.
Lorsque nous montons à bord, nous voyons Reschef achever un homme à tête de lion. A côté, deux pieds dépassent du ponton. Benedikt m’apprend qu’il s’agissait d’un mutant à bec d’oiseau qu’il avait occis avant de voler au secours d’Alberick. A l’intérieur de la cabine, nous trouvons trois cadavres humains (une femme d’environ vingt-cinq ans et un deux hommes, un du même âge et un d’une quarantaine d’années) et deux cadavres mutants. Sur les corps nous obtenons un butin de deux mailles d’armure complète, trois épées , quatre dagues dont une avec un manche ivoire ainsi que quelques pécunes.
On entendit alors une voix de femme, visiblement paniquée, qui nous menace de nous tuer si nous ne partons pas. Après quelques discussions, nous apprenons qu’il s’agit d’une colporteuse qui faisait le voyage vers Altdorf. Alors que nous remontons sur le pont, une patrouille fluviale approche et nous interpelle. Levant les mains, nous leur expliquons la situation. Après contrôle et témoignage de la jeune femme ils nous chargent de rendre la péniche à la famille des victimes. En échange la cargaison (seulement des ballots de laines) nous appartient. De plus, si les victimes ne possèdent pas de descendant, l’embarcation est à nous. Cela ferait un beau butin.
Nous repartons donc par le fleuve avec une nouvelle personne dans notre groupe. Les montures ne pouvant monter à bord, Benedikt les emmène par la route. Cela m’inquiète un peu de laisser Carla s’exposer au danger, mais je n’ai pas le choix, étant le seul sachant naviguer.
Après quelques temps, nous accostons prêt d’un relai. Une fois que Benedikt nous a rejoints, nous vendons son cheval et, après une nuit de repos, nous parvenons à monter Carla à bord.
Jour 16 : « Retour à la capitale »
Après cinq jours plutôt paisibles, nous arrivons à Altdorf. La jeune femme nous quitte, retournant à ses affaires mais nous lui proposons la gestion de notre embarcation si jamais nous ne trouvons pas les descendants. De plus nous avons également la cargaison à vendre et ses compétences pourraient nous être utiles. Elle promet d’y réfléchir, et après avoir régler ses affaires elle reviendra nous voir.
Nous voilà de retour à la civilisation, et nous mettons en quête des descendants des propriétaires de la péniche. Cela nous freine dans notre quête, mais nous pourrions y gagner beaucoup, et si jamais nous pouvons garder l’embarcation, notre chemin sera grandement simplifié.
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Benoit L
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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 13:14 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

excellent tout cela

différent des souvenirs de warhammer que j'avais, en même temps c'est une campagne donc normal
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Pierrick


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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 19:09 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

La partie est surtout celle qu'en font les joueurs. Avec un groupe de personnages chargés en testostérone, ça aurait été largement différent, et surement plus ressemblant à tes souvenirs de Warhammer
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Thomas P


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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 21:18 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Heureusement que mon perso est là pour la testostérone .... parce qu'a part le poney ça manque de poils ....
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Pierrick


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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 21:32 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

C'est vrai que c'est pas un pourfendeur de troll qu'on retrouverait cul nu, ligoté avec son froc, au fond d'une ruelle Mr. Green Mr. Green Mr. Green
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Laurent P


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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 22:30 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Pierrick a écrit:
C'est vrai que c'est pas un pourfendeur de troll qu'on retrouverait cul nu, ligoté avec son froc, au fond d'une ruelle Mr. Green Mr. Green Mr. Green


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MessagePosté le: Mer 31 Mai - 11:36 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Merci Pierrick, j'avais un peu zappé de mettre le résumé ici.

Thomas P a écrit:
Heureusement que mon perso est là pour la testostérone .... parce qu'a part le poney ça manque de poils ....

Il y a plus de poils sur mes pieds que sur le corps d'Alberick.

Pierrick a écrit:
C'est vrai que c'est pas un pourfendeur de troll qu'on retrouverait cul nu, ligoté avec son froc, au fond d'une ruelle Mr. Green Mr. Green Mr. Green

Ils ont de la chance que je ne sois pas plus forts qu'eux. Quand je serais répurgateur je reviendrais tout faire brûler. Ou alors quand ils seront vieux et décrépits Twisted Evil
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Basile L


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MessagePosté le: Ven 1 Sep - 12:22 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Jour 16 (suite) : Une halte à Altdorf.

A peine débarqué, les autorités du port nous arrêtent. J’explique la situation et grâce aux papiers délivrés par la patrouille fluviale, ils ne nous causent pas plus d’ennui. Par contre la péniche « Berebelli » nous est interdite d’accès le temps de faire les papiers. Renate nous propose gentiment de s’en occuper et de la retrouver ici à midi.
Pendant ce temps, Alberic rejoint son collège de magie et Benedikt le temple de Sigmar. Reshef et moi décidons de revendre les armes inutiles. Malheureusement le premier marchand se montre méfiant et pense que nous avons tué leurs anciens propriétaires. Il envoie son commis appeler la garde, et nous préférons prendre la fuite pour éviter les ennuis. Reshef tente sa chance dans une autre boutique, mais n’obtient qu’un prix dérisoire. Il décide donc de renouer avec d’anciens contacts pour revendre la marchandise et en tirer quelques couronnes.
Après une bonne pinte et une tourte, nous rejoignons Renata et nos compagnons. Elle nous apprend que la péniche reste immobilisée le temps qu’ils recherchent la famille mais que nous pouvons monter à bord en attendant.
Alberic a reçu une mission de son collège de magie. Il doit aller demain matin aider un boucher nommé Fletcher, mais ne possède pas plus d’informations. Renata nous a donné quelques offres d’emploi. Des boucles d’oreillers perdues et un chien égaré. Pour ce genre d’aventure j’aurais pu rester au village et au moins je mangerais dans des auberges possédant un cuisinier correct. Benedikt et moi laissons ces glorieuses missions à nos compagnons et décidons d’aller voir le travail demandé à la porte ouest. Nous y sommes reçus par le capitaine, qui nous propose de curer les égouts pour quarte sols par jour, une bière par heure et trois repas par jour. Bien que la bière soit attirante, le travail me parait trop dur et la nourriture trop rare. Nous déclinons l’offre et retrouvons nos compagnons à la péniche. Reschef nous fit le récit de sa visite à la vieille femme qui a perdu ses boucles d'oreilles, mais rien d’intéressant.

Jour 17 : Un jour sans faim.

Le lendemain, nous accompagnons Alberic chez le boucher Maître Fletcher. Nous y sommes reçu par un majordome hautain et une servante fort aimable qui nous offrit de délicieuses saucisses mais malheureusement pas de bière avec.
Le boucher arrive et nous annonce que sa fille « Anna », de 19 ans, a disparu depuis trois jours. Il sait seulement qu’elle était accompagnée de son amie « Carla » et qu’elle était dans une auberge. Il ne sait pas non plus où habite son amie. Peu d’indices pour commencer. Il nous conseille de faire le tour de ses trois boucheries pour en apprendre plus. Sa famille n’avait apparemment pas d’ennemis. Quelques concurrents, notamment un dénommé Stark, mais rien d’inhabituel. Une effraction a eu lieu également dans sa boutique la plus ancienne, mais rien n'a été dérobé. Ayant perdu sa femme Mira, sa fille est tout ce qui lui reste, et nous comprenons dans quel désarroi il se trouve. Il nous montre un portrait de sa fille et de sa femme, qui se trouve dans son collier. Anna en possède une copie.
Nous commençons par aller voir Uther qui tient l’échoppe la plus récente et la plus proche. On y apprit l'adresse de Carla (l'amie d'Anna pas ma ponette bien sûr). Apparemment cette amie était proche d'un certain Lint, un officier qui fréquentait la taverne « Les Armes de l'Artilleur ». Nous allons donc y faire un tour. Commandant quatre pintes pour moi et mes compagnons, nous interrogeons la serveuse. Elle connaît la disparue, et nous apprend qu'elle s'est disputée avec un homme de l'hôtel de ville qui voulait interrompre une représentation du Rossignol de Tillée, chanteuse talentueuse apparemment, à cause d'un souci d'autorisation. Apparemment l'homme est rapidement reparti sous la colère des clients de la taverne.
Une fois nos choppes finies, nous sommes allés à la boutique d’Heinrich. Nous tombons d'abord sur le commis qui nous apprend que Carla a grossi dernièrement. Peut-être une grossesse qu'elle souhaite cacher à son père ? Nous n'y apprenons pas grand-chose de plus à part que vu l'heure la dernière boucherie est surement fermée et que nous trouverons son gérant Albrecht au Flacon vert, l'homme ayant apparemment une tendance à boire un peu trop.
Alors que nous sommes en route, des gamins des rues semblent nous suivre. Je leur propose une pièce d'argent s’ils viennent nous voir. Leur chef propose de nous renseigner sur Anna. Apparemment un homme est venu plusieurs soirs de suite chanter sous sa fenêtre. Enfin, plutôt une femme déguisée en homme, et visiblement riche. De plus, elle fréquenterait un dénommé Hans qui travaille chez Otto le verrier. Deux pistes de plus qui s’offrent à nous.
Nous continuons notre route jusqu'à l'auberge du flacon vert. Nous offrons une pinte à Albrecht qui nous confirme la liaison entre Anna et Hans. Il nous apprend également que sa boucherie a subie trois effractions en 2 mois, mais aucun vol. Par contre il a retrouvé des restes de viande et de sang. Étrange, qui aurait intérêt à rentrer par effraction dans une boucherie pour venir découper sa viande ? Il nous prête sa clé si l'on souhaite inspecter les lieux.
Sur place nous trouvons une jambe de bois et le collier d'Anna, réplique identique de celui de son père. Nous avons certainement notre homme. Il y a également une trappe restée entrouverte dans le plafond, permettant à un homme agile de venir à sa guise. Reschef et Alberick reste pour monter la garde pendant que je retourne avec Benedikt à la taverne. Nous y retrouvons Albrecht, toujours en train de boire. Il ignore tout du collier, et la jambe de bois est la sienne. Il l'a oublié en partant de la boucherie. Cet homme semble boire également au travail. On se demande comment il peut encore avoir ses dix doigts.
Après cette longue journée d'enquête, nous retournons sur notre péniche pour y dormir.

Jour 18 : Un chaotique saucissonné.

Après un bon petit-déjeuner et des câlins avec Carla, nous partons voir Hans. Il a bien une liaison avec Anna, mais ne semble pas l'avoir engrossé et ignorait tout se sa disparition. Une piste de plus qui finit en cul de sac.
Nous poursuivons aux Armes de l'Artilleur. La serveuse semble gênée lorsque l'on parle du rossignol de Tilée, mais nous n'en tirons rien de plus. Nous croisons de nouveau les gamins des rues mais ils n'ont pas plus d'infos. Pas moyen non plus d’avoir une adresse où trouver le rossignol.
Il ne nous reste plus que l'homme de l'hôtel de ville. Il se montre plutôt loquace et nous apprenons que Fletcher a organisé un gala de charité où Starck a fait un scandale à propos d'un marché que Fletcher lui aurait volé. Nous allons donc interrogé cet homme qui tient une boucherie presque miteuse. Une honte de ne pas prendre plus soin que ça à un métier si important que la préparation de nourriture. L’homme peu aimable n’apprécia pas qu’Alberic le soupçonne de l’enlèvement d’Anna. Ressortant une fois de plus bredouille, on fut abordé peu de temps après par les enfants des rues. Leur chef nous apprit que Starck l’avait chargé de donner un message à Fletcher. Contre quelques pièces, on obtient le billet.
« N'espère pas revoir Taffy. C'est toi le responsable de tout ça. Bientôt je serais vengé» Bien que j'ignore ce que mon nom faisait là, je pense que nous tenons le coupable. Après avoir allégé notre bourse de quelques pièces supplémentaires, l’enfant nous apprit également que le boucher avait une maison abandonnée non loin d’ici. On décida d’y aller.

Une fois devant la maison délabrée, Benedikt enfonça la porte. Outre une puanteur intenable, il y avait un tas de couvertures miteuses d’où provenait des gémissements. Il s’agissait d’Anna, visiblement mal en point. Entre deux râles de douleurs, on entendit :
« Papa vous envoit me sauver. Les saucisses, je n’ai pas pu m’empêcher. Des voies dans ma tête… »
La pauvre délirait et son corps gonflé suintait un liquide nauséabond. Alberic partit chercher des prêtresses de Shallya pour tenter de la soigner. Une fois les guérisseuses sur place, elles nous demandèrent de la sortir de la maison. Benedikt la porta à l’air libre. Les soins avaient à peine commencé qu’elle se mit à hurler et à se contorsionner dans tous les sens. Son ventre se gonfla et éclata dans une gerbe de pus. Un tentacule et d’autres organes difformes jaillirent de son corps. Cette vision d’horreur poussa Reschef et moi à prendre les jambes à notre cou pendant que nos compagnons restaient stoïquement.
Reprenant peu à peu nos esprits, nous nous repartîmes au combat, voyant nos amis recouverts d’immondices et Benedikt visiblement mal en point. Joignant nos efforts, nous abattons l’un après l’autre les monstruosités qui sortent de son corps. La pauvre femme continuant à hurler, Benedikt n’eut d’autres choix que de l’achever.
Le combat était fini. Voyant mes compagnons recouvert d’excréments et autres fluides inconnus, je remercie Phinéas d’avoir veillé sur moi. Maintenant que le calme est revenu, je repense aux paroles d’Anna sur les saucisses et à notre repas de ce matin. J’espère qu’elles n’étaient pas contaminées.

Pendant que les prêtresses de Shallya partent chercher de quoi brûler le corps, la garde arrive. Après un court interrogatoire, ils nous laissent partir. Je pars surveiller la boucherie de Starck pendant que mes compagnons partent se laver.
Arrivé devant l'échoppe fermée, j'aperçois une ombre à l'étage. Il ne semble pas encore au courant de la fin d'Anna. Je reste en surveillance jusqu'à l'arrivée de mes compagnons. Reschef tente de crocheter la serrure, mais un chien se met à aboyer. Après plusieurs tentatives il ouvre la porte, et je vois l’animal filer sur le côté de la boucherie, un chapelet de saucisse dans la gueule. Je file immédiatement à sa poursuite, craignant d'avoir une nouvelle monstruosité à combattre. Mais l'animal est rapide et les passants m’empêchent de lui tirer dessus. Après une longue poursuite je parvins enfin à lui arracher la nourriture de la gueule.
Lorsque je revins à l'échoppe, de la fumée s'élève. Me précipitant à l'intérieur, je vois Alberic qui m'appelle, puis file dans un tunnel. Courant à travers les flammes et sautant par-dessus le cadavre d'un mutant à la tête explosée (encore un joli coup de Benedikt), j'arrive dans un tunnel, éclairé par des feux follets invoqué par notre mage. La piste mène dans les égouts et nous poursuivons le boucher, guidé par son rire dément.
Au détour d'un couloir, un carreau fuse vers nous. Un complice couvre la fuite. Nous poursuivons l'homme jusqu’aux quais. Nous apercevons Starck qui grimpe sur une péniche d'où un arbalétrier tire à nouveau sur nous. On se lance à l'abordage, et sur le pont nous voyons Starck et ses deux complices, mais également une femme ligotée au mât. Le boucher dit :
« Maria arrête les avec ta voix »
« Non je ne le ferais plus » réplique-t-elle.
Starck sort alors un étrange médaillon et semble ainsi la contraindre à chanter. Alberick et Reschef s'arrêtent comme hypnotisés. Luttant contre cette voix enivrante je tire sur la main de Starck qui grogne de douleur mais ne lâche pas le talisman. Benedikt entame le combat avec les deux acolytes. Le sigmarite éclate le crâne du premier pendant que j’abats le second. Une fois les deux hommes hors d'état de nuire, Benedikt assomma Starck, libérant ainsi nos deux compagnons du maléfice.
Alberick questionne Maria qui vient de Miragliano. C'est elle le Rossignol de Tilée. Apparemment sa voix lui permet de contrôler les personnes. Le talisman de Starck oblige les mutants à lui obéir. C'est grâce à cela qu'il a pu l'obliger à chanter sous les fenêtres d'Anna pour l'attirer à lui. Alberick la bâillonne à nouveau en attendant l'arrivée de la garde.
Dans la cale nous trouvons un tas de viande faisandée, quel gâchis. Des symboles étranges couvrent les murs. Un mutant sort de cet immonde tas et se dirige vers nous. Il avance vers nous et Reschef et moi ratons nos tirs. Le corps à corps s'engage avec Benedikt. Tirant depuis les marches, je perds mon équilibre et me foule la cheville. Le temps que je me relève, le glorieux sigmarite avait abattu cet ennemi.
Nous ressortons et voyons la garde arriver une fois tout danger éliminé comme à leur habitude. Benedikt reste pour superviser la purification de la péniche avec les prêtres de Sigmar et prêtresses de Shallya qui ont la bonté de soigner ma douloureuse cheville.
Pendant ce temps, nous allons tous les trois chez Fletcher. Alberick fait le douloureux récit de notre aventure. L'homme effondré nous quitte et son majordome nous donne une récompense de cent couronnes. Bien que nous ayons échoué à sauver sa fille, nous l'avons au moins délivrée du mal qui la rongeait et puni le coupable.
Nous retrouvons ensuite Benedikt, dont le bouclier à fortement souffert suite au combat. Il décide de l'offrir comme relique à son temple. Alberick part à son collège de magie faire son rapport pendant que je me remets de mes émotions, partageant une bonne tourte avec Reschef.

Suite à cette longue journée, nous sombrons dans un sommeil agité.
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Marc H
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MessagePosté le: Ven 1 Sep - 16:32 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Waaaah un post, ça faisait longtemps. Ils sont en vie !

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Et comme j'crois pas en Dieu.
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MessagePosté le: Lun 4 Sep - 11:36 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Et oui toujours en vie. Les forces du chaos de tout l'Empire tremblent face au terrible Taffy Piedfrisé (et ses compagnons).
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Marc H
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MessagePosté le: Lun 4 Sep - 11:40 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne Répondre en citant

Ca serait quand même bien que nous ayons des retours sur cette campagne au niveau du club.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:45 (2017)    Sujet du message: Résumé de la campagne

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